
« Adieu monde cruel » de Félix de Givry, avec Milo Machado-Graner, Jane Beever, Emmanuelle Destremau, Maïa Sandoz et la voix de Françoise Lebrun. Si les histoires d’amour finissent mal en général, il arrive parfois que les histoires de mort finissent bien. C’est ce qu’illustre magistralement ce premier long métrage de fiction de Félix de Givry. Otto Vidal, un élève harcelé de 14 ans adresse une lettre d’adieu aux élèves de sa classe, avant de se jeter à l’eau du haut d’un pont. Plongeant ainsi sa mère, son établissement scolaire et toute sa ville natale dans la consternation. À défaut de son corps, on ne retrouvera que les effets personnels de l’adolescent qui, au moment de disparaître sous les flots, va être saisi d’un salutaire instinct de survie et rater son suicide. C’est alors que Léna, une fille de son lycée, le débusque dans un bâtiment abandonné de la région et lui propose son aide afin qu’il puisse, ainsi qu’il en a le souhait, disparaître aux yeux de tous. Sans être aussi innovant que « Les 400 coups » de François Truffaut, le film de Félix de Givry, d’une facture quasi vintage, tout en révolte contenue et extrême douceur, nous fait furieusement penser au cinéma de cette figure majeure de la Nouvelle Vague. Même intensité autour des sentiments passionnels chez les personnages, même délicatesse à filmer la province (sans être nommée, on reconnait Lisieux), même surlignement mélodramatique apporté par la musique (signée ici par le compositeur Arnaud Toulon), même goût enfin pour l’introduction d’une dimension littéraire dans la narration cinématographique : l’histoire d’Otto et Lina nous est contée en voix off par Françoise Lebrun, comme l’était celle des personnages incarnés par Fanny Ardant et Gérard Depardieu dans « La Femme d’à côté ». Soulignons encore la grâce des deux jeunes protagonistes du film, Milo Machado-Graner, révélé dans « Anatomie d'une chute » de Justine Triet, et Jane Beever, tout en tendresse et rousseur. https://www.youtube.com/watch?v=0BF3YRoK_30

« L’Inconnue » de Arthur Harari, avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville et Lilith Grasmug. David, photographe, croise une inconnue à l’occasion d’une fête. Ils font l’amour, sans un mot d’échange au préalable. À la suite de quoi, David se retrouve soudainement plongé dans la peau de sa partenaire d’un soir. Plus tard, il retrouve son corps errant dans lequel, après un échange sexuel, se retrouve désormais une jeune fille de 18 ans. Commence alors pour eux une longue quête pour retrouver la première « contaminatrice » de l’histoire. La boucle sera t-elle alors bouclée et les protagonistes pourront-ils réintégrer leurs propres corps ? Rien n’est moins sûr ! Voilà bien un film étrange, plus d’auteur que de genre, où l’on a envie de crier à Arthur Harari : « Sors du corps de Léos Carax ! ». Un film ambitieux, troublant, dérangeant, limite prise de tête, dont l’on se doute que l’on n’en ressortira pas tout à fait intact. Le plus étrange ici est le jeu hallucinatoire de Léa Seydoux et Niels Schneider, que l’on ne reconnait pas : l’une est lestée des kilos perdus par l’autre. Dans quel état de dépression profonde sont-ils tombés pour en arriver à cet état corporel ? Va t-on y passer à notre tour, se demande t-on inquiet ? Un voyage sans retour, sous forme de cauchemar, comme les photos de la banlieue que réalise David et met en regard avec les cartes postales des années 1930 des mêmes lieux, désormais irreconnaissables ! https://www.youtube.com/watch?v=tWLwgjuXejM

« Fjord » de Cristian Mungiu, avec Sebastian Stan, Renate Reinsve et Lisa Carlehed. Seconde Palme d’Or du cinéaste roumain Cristian Mungiu, après « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » en 2007, « Fjord », bouscule la doxa actuelle en vigueur. Est-ce un conte, une fable, une parabole ? Non, plutôt un cas d’espèce, inspiré de faits réels, soigneusement écrit et mis en scène, sans parti pris ni leçon de morale ostentatoire, et livré à la seule appréciation du spectateur. Comment au jeu des sept familles proposé ici, la famille Traditionaliste, venue s’installer au fin fond d’un fjord norvégien et vivant pieusement selon les préceptes de la Bible, en toute discrétion et sans prosélytisme toutefois, va t-elle se retrouver en butte avec les diverses familles Progressistes locales ? Dans ce huis-clos villageois, mais néanmoins universaliste, où sont convoqués tour à tour ou conjointement les grand-parents, parents et enfants, de ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, il peut arriver que l’application des grands principes démocratiques et laïcs en matière d’éducation, de protection de l’enfance et de la vieillesse, de respect des convictions politiques ou religieuses de chacun puissent aboutir à des situations en totales contradictions avec leurs intentions premières. Sans remettre en cause leur légitimité, Cristian Mungiu nous montre que leur application à la lettre plus qu’en esprit peut-être elle-même source d’injustice. L’intolérance ne se trouvant pas toujours du côté que l’on croit. Que ceux qui n’ont pas pensé à la projection du film à une famille musulmane en place de la famille évangéliste du film lèvent le doigt ! Oui, un film particulièrement dérangeant, qui heurte de plein fouet nos convictions toutes faites et parfois lénifiantes sur le bien fondé de nos sociétés occidentales, et honore les membres du jury du Festival de Cannes 2026, qui l’on distingué. https://www.youtube.com/watch?v=R7d9fl035hE

« Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi, avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Kodai Kurosaki, Gabriel Dahmani et Marie Bunel. Contrairement à la manière cinématographiquement fluide et fondamentalement théâtrale du fascinant « Drive My Car », le film qui l’a révélé au public international en 2021, le cinéaste japonais Ryusuke Hamaguchi, 47 ans, s’attaque ici à des thématiques lourdes, propres au monde occidental contemporain. Partant en effet du constat irréversible que le capitalisme patriarcal traditionnel, où l’on meurt de plus en plus vieux et où le taux de natalité décroit irrémédiablement, Ryūsuke Hamaguchi nous conte une histoire de sororité idéale, organisée autour de la rencontre inopinée de Marie-Lou, une directrice d’Ehpad public parisien, et de Mari, une metteuse-en-scène japonaise en phase finale de cancer. La première ayant passé son master d’anthropologie au Japon et la seconde ayant poursuivi ses études de philosophie à la Sorbonne, les deux femmes n’ont aucun mal à communiquer. Celles-ci, fortes de leurs diversités et de leurs expériences, vont s’unir afin de rendre, dans un monde où plus rien ne va pour le mieux, « l’impossible possible ». Pas moins ! Cela donne un film long, lent, didactique et analytique, plus idéaliste que réaliste, qui serait probablement insupportable au spectateur, s’il n’était transcendé par la grâce du jeu des actrices, les indissociables Virginie Efira et Tao Okamoto, double prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes. https://www.youtube.com/watch?v=dwYt4SQCDV0

En attendant la sortie prochaine de la Palme d’Or et du double Prix d’interprétation féminine, deux films présentés également en compétition au dernier Festival de Cannes sont actuellement à l’affiche. Deux oeuvres, non sans qualités, qui se laissent voir avec intérêt, portés par des interprètes loins de démériter, mais dont on peut se demander toutefois s’ils avaient leur place dans la sélection officielle de cet évènement culturel de portée internationale ? Leur point commun est d’être les premiers longs métrages de jeunes réalisatrices françaises. Cela bien à part, leur genre divergent totalement. Mon premier, est une romance psychologique située entre Paris et une station balnéaire du Var. Une fille un peu paumée (India Hair) dont la grand-mère, qui l’a élevée depuis la mort précoce de sa mère, vient de mourir à son tour, est chargée de transmettre une caisse de vieux vinyles disco à un ancien jeune homme des années 1970 (Eric Cantonna). Un film sympathique, prétexte à un charmant voyage d’hiver dans le sud de la France et ouvrant la porte à la possibilité d’amours renaissantes hors normes. Mon second est un thriller politico-social, nettement plus dérangeant que le film précédent. Un huis-clos dans un hôtel particulier du 16e arr., lieu de confrontation entre une splendide femme (Soundos Mosbah) richement entretenue mais tenue sous clé par un prince saoudien et une jeune fille (Malou Khebizi) engagée à son service exclusif 24 h/24 et 7 jours sur 7. Une relation tendue et ambiguë entre maîtresse et esclave, dont on sait que les rôles sont réversibles, pour cette version contemporaine et racisée des Bonnes (Beurettes) de Jean Genet, sur fond de luxe de classe et de cage dorée. « Les Matins merveilleux » de Avril Besson, avec India Hair, Raya Martigny et Eric Cantona. https://www.youtube.com/watch?v=gsnWhgyZVPI « Le Triangle d'or » de Hélène Rosselet-Ruiz, avec Malou Khebizi, Soundos Mosbah et Ziad Bakri. https://www.youtube.com/watch?v=psFpfpWyiUE

« Maspalomas » de Aitor Arregi et José Mari Goenaga, avec José Ramón Soroiz, Nagore Aranburu et Kandido Uranga. Aux abords de la cinquantaine, Vicente a quitté sa femme et sa fille pour suivre un homme avec lequel il a vécu 25 ans. À 75 ans, redevenu célibataire, ce basque espagnol de San Sebastian part en vacances à Maspalomas, un haut-lieu de la gaytitude internationale des îles Canaries, afin de s’éclater. N’était-il pas temps ? Hélas, il est soudainement victime d’un AVC et rapatrié à Donostia par sa fille, où elle le place dans un Ehpad. Suit alors pour Vincente un long temps de repos, de rééducation et de méditation sur ce que fut sa vie d’homosexuel tardivement affirmé et désormais devenu irrémédiablement vieux. Une fable traitée avec réalisme et sensibilité par les deux cinéastes espagnols Aitor Arregi et José Mari Goenaga et dont la morale est que, quel que soit l’âge et le physique, on peut toujours finir par trouver chaussure à son pied. À condition de s’en donner les moyens, avec courage et détermination. Un film à caractère dramatique mais plus joyeux que pessimiste, porté grâce au jeu remarquable de l'acteur José Ramón Soroiz. https://www.youtube.com/watch?v=vw-NIbHpKkM

« De la Comédie-Française » de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Danièle Lebrun, Guillaume Gallienne et Benjamin Lavernhe. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, juste une gentille pochade sur ces comédiens dont le patronyme est suivi sur les génériques de films de la mention : « De la Comédie-Française ». Ça ressemble à un spectacle de fin d’année, porté par une partie des sociétaires et pensionnaires de cette vénérable institution et donné en représentation unique devant un parterre d’abonnés triés sur le volet. L’argument : Nina, jeune comédienne du Français, met la dernière touche aux préparatifs de sa première mise en scène, le « Macbeth » de William Shakespeare, dont la Première doit débuter 3 heures plus tard. Le temps de voir s’accumuler les catastrophes techniques, les situations professionnelles et humaines les plus rocambolesques ou scabreuses, la démultiplication de l’égo des membres de la troupe, la montée du trac… Au point de se demander si la représentation ne doit pas être annulée, malgré la présence annoncée de la Ministre de la Culture. Mais heureusement que le fantôme de Molière vieille sur son invincible Maison ! C’est drôle, vaudevillesque à souhait, joué par des comédiens à la diction parfaite dont le principal paradoxe est d’introduire une part de modernité dans ce temple de la tradition. L’un des mérites du film est de nous faire découvrir la Comédie-Française en profondeur, depuis les espaces publics jusqu’aux espaces privés : coulisses, loges, coursives, cantine, machinerie… https://www.youtube.com/watch?v=jGNJ105YuxA

« L’Odyssée » de Christopher Nolan, avec Matt Damon, Tom Holland, Anne Hathaway, Robert Pattinson et Charlize Theron. Grâce à son adaptation filmée de « L’Odyssée », Christopher Nolan permet au poète grec aveugle mais pas muet, Homère (mais a t-il seulement existé ?), de retrouver la vue ! Ici, son immortel chant se double d’images pour nous conter la légendaire épopée d’Ulysse, le plus emblématique héros de la Guerre de Troie et son hypothétique retour à Ithaque, où l’attendait inlassablement sa Pénélope, otage d’innombrables prétendants. Un beau voyage initiatique méditerranéen d’une vingtaine d’années, semé d’embûches et d’épreuves en tous genres, avec ses personnages effrayants et magiques : cyclopes et géants effroyables, chants de sirènes envoûtantes et cruelles, déesses malveillantes ou secourables et passage obligé au royaume des morts. Texte fondateur de la civilisation occidentale, « L’Odyssée », bénéficiant des dernières technologies cinématographiques, permet ainsi au spectateur d’aujourd’hui de renouer, non sans émotion, avec les péplums édifiants de son enfance. Ces péplums en Technicolor et à caractère religieux, tels « Les Dix commandements » ou « Samson et Dalila », qui mettaient si joliment en images nos austères leçons de catéchisme. Sauf qu’ici, on remonte directement à l’époque antérieure à celle du Dieu unique de la Bible, celle des demis dieux de la mythologie grecque. Près de trois heures de pur spectacle, où l’on frémit et s’émeut jusqu’aux larmes et qui donne bougrement à méditer sur notre pauvre condition humaine. On aurait tort de bouder son plaisir ! h ttps://www.youtube.com/watch?v=1e4AfG58ujA

Histoire d'en France « La Bataille de Gaulle - Partie 1 : L’âge de fer » de Antonin Baudry, avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Benoît Magimel, Niels Schneider, Karim Leklou et Mathieu Kassovitz. Gros budget, casting impressionnant, pas moins de six années de préparation et de tournage pour cette superproduction à la française, érigée principalement à la gloire du Général de Gaulle. Un diptyque couvrant toutes les années de la Seconde Guerre mondiale, depuis la Drôle de guerre jusqu’à la Libération. On pourrait même parler d’un biopic érectile sur la rigidité morale du général, car ici l’humour propre à cette figure singulière de notre histoire contemporaine se mêle à sa grandeur et à sa pudeur. Un film tout autant historique que symbolique sur ce personnage emblématique, qui incarna la France combattante par temps de débandade généralisée. Une belle ode cinématographique, sur le thème de la résistance et de l’honneur par delà les partis pris politiques de tout un chacun, les intérêts personnels et les idéologies en vigueur à l’époque. Un film tourné au passé mais terriblement d’actualité ! Dans cette première partie, où les acteurs ne se cantonnent pas à jouer un rôle mais doivent proprement incarner des personnages réels en action, Simon Abkarian, en général solitaire et donquichottesque, se révèle stupéfiant de justesse et de vérité. Tout comme Simon Russell Beale en Churchill, Benoît Magimel en maréchal Kœnig, Mathieu Kassovitz en Amiral Darlan ou Niels Schneider en maréchal Leclerc. Entre les scènes de la vie intime et conflictuelle à Londres du général, les chausse-trappes et les trahisons endurées et les batailles déterminantes sur le terrains des opérations, cette première partie nous donne à voir la bataille de Mers el-Kébir où De Gaulle ne peut empêcher que Churchill fasse bombarder la marine française afin d’éviter qu’elle ne tombe aux mains des nazis et la bataille héroïque de Bir Hakeim, qui va marquer un tournant décisif en 1942, avec l'entrée en guerre des Américains. Un film à faire aimer l’Histoire aux enfants… La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom de Antonin Baudry, avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Niels Schneider, Félix Kysyl, Anamaria Vartolomei, Thierry Lhermitte et Karim Leklou. Le 2ème volet de La bataille De Gaulle tient toutes les promesses du premier. Entre batailles militaires décisives et stratégies personnelles des principaux personnages historiques, le film nous entraîne à sa suite à un rythme endiablé. Outre De Gaulle et Churchill, avec leurs silhouettes contrastées à la Laurel et Hardy et leur génie politique propre, les figures positives de cette deuxième partie sont incontestablement celles de Jean Moulin et du général Leclerc : le héros de l’ombre et le héros de la lumière de la Seconde Guerre mondiale. On assiste ici à l’entrée en piste du général Giraud, marionnette choisie par nos alliés Américains, qui s’apprêtent à écarter le trop tonitruant De Gaulle et dominer le nouvel ordre politique et économique mondial. L’occasion d’offrir à Thierry Lhermitte le rôle cette fois ci de l’invité et non plus de l’organisateur du Diner de cons. Il y est irrésistible ! Le point d’orgue du film étant constitué par l’épisode de la Libération de Paris, essentiel dans la reprise en main de la situation par De Gaulle et les diverses composantes de la Résistance. Oui, La Bataille De Gaulle I et II est un beau film historique édifiant, mettant en avant les valeurs morales de courage, de droiture et de liberté. Exaltant ! https://www.youtube.com/watch?v=TXRfaZ6QZ78

La Bataille de Gaulle - Partie 2 : J’écris ton nom de Antonin Baudry, avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Niels Schneider, Félix Kysyl, Anamaria Vartolomei, Thierry Lhermitte et Karim Leklou. Le 2ème volet de La bataille De Gaulle tient toutes les promesses du premier. Entre batailles militaires décisives et stratégies personnelles des principaux personnages historiques, le film nous entraîne à sa suite à un rythme endiablé. Outre De Gaulle et Churchill, avec leurs silhouettes contrastées à la Laurel et Hardy et leur génie politique propre, les figures positives de cette deuxième partie sont incontestablement celles de Jean Moulin et du général Leclerc : le héros de l’ombre et le héros de la lumière de la Seconde Guerre mondiale. On assiste ici à l’entrée en piste du général Giraud, marionnette choisie par nos alliés Américains, qui s’apprêtent à écarter le trop tonitruant De Gaulle et dominer le nouvel ordre politique et économique mondial. L’occasion d’offrir à Thierry Lhermitte le rôle cette fois ci de l’invité et non plus de l’organisateur du Diner de cons. Il y est irrésistible ! Le point d’orgue du film étant constitué par l’épisode de la Libération de Paris, essentiel dans la reprise en main de la situation par De Gaulle et les diverses composantes de la Résistance. Oui, La Bataille De Gaulle I et II est un beau film historique édifiant, mettant en avant les valeurs morales de courage, de droiture et de liberté. Exaltant ! ps://www.lelezarddeparis.fr/de-gaulle-la-gaule
