par Jacky Barozzi 4 juin 2026
« La Bataille de Gaulle - L’âge de fer » de Antonin Baudry, avec Simon Abkarian, Simon Russell Beale, Florian Lesieur, Benoît Magimel, Niels Schneider, Karim Leklou et Mathieu Kassovitz. Gros budget, casting impressionnant, pas moins de six années de préparation et de tournage pour cette superproduction à la française, érigée principalement à la gloire du Général de Gaulle. Un diptyque couvrant toutes les années de la Seconde Guerre mondiale, depuis la Drôle de guerre jusqu’à la Libération. On pourrait même parler d’un biopic érectile sur la rigidité morale du général, car ici l’humour propre à cette figure singulière de notre histoire contemporaine se mêle à sa grandeur et à sa pudeur. Un film tout autant historique que symbolique sur ce personnage emblématique, qui incarna la France combattante par temps de débandade généralisée. Une belle ode cinématographique, sur le thème de la résistance et de l’honneur par delà les partis pris politiques de tout un chacun, les intérêts personnels et les idéologies en vigueur à l’époque. Un film tourné au passé mais terriblement d’actualité ! Dans cette première partie, où les acteurs ne se cantonnent pas à jouer un rôle mais doivent proprement incarner des personnages réels en action, Simon Abkarian, en général solitaire et donquichottesque, se révèle stupéfiant de justesse et de vérité. Tout comme Simon Russell Beale en Churchill, Benoît Magimel en maréchal Kœnig, Mathieu Kassovitz en Amiral Darlan ou Niels Schneider en maréchal Leclerc. Entre les scènes de la vie intime et conflictuelle à Londres du général, les chausse-trappes et les trahisons endurées et les batailles déterminantes sur le terrains des opérations, cette première partie nous donne à voir la bataille de Mers el-Kébir où De Gaulle ne peut empêcher que Churchill fasse bombarder la marine française afin d’éviter qu’elle ne tombe aux mains des nazis et la bataille héroïque de Bir Hakeim, qui va marquer un tournant décisif en 1942, avec l'entrée en guerre des Américains. Un film à faire aimer l’Histoire aux enfants, en attendant la seconde partie, « La Bataille de Gaulle : j'écris ton nom », qui sortira le mois prochain… https://www.youtube.com/watch?v=TXRfaZ6QZ78
par Jacky Barozzi 31 mai 2026
« Le Virtuose » de Daniel Roher, avec Leo Woodall, Dustin Hoffman, Havana Rose Liu et Jean Reno. Plusieurs films en un. On peut d’abord voir « Le Virtuose » comme un film en forme d’hommage, de son vivant, à Dustin Hoffman, 88 ans. Mais c’est avant tout l’histoire d’un accordeur de piano qui, à l’inverse des sourds condamnés au silence, est trop sensible aux bruits. Ce qui aboutit ici, entre le chaos sonore du monde et l’harmonie mélodieuse et jazzy du film à une oeuvre délicatement musicale de l’art cinématographique dont on se souvient qu’il est né… muet. C’est enfin une belle romance, qui doit beaucoup au charme poupin et ravageur de l’acteur britannique Leo Woodall. Romance qui tourne au thriller mélodramatique sur fond de capitalisme insolent et d’escrocs mafieux. Mentionnons encore la virtuosité débridée d’un scénario, passablement tiré par les cheveux (ou les oreilles ?), où sont convoquées deux montres dérobées par les nazis à des victimes de la Shoah et opportunément retrouvées ainsi qu'une opération sauvage, qui rendra son audition parfaite à notre accordeur, pianiste contrarié redevenu miraculeusement virtuose ! https://www.youtube.com/watch?v=Jhprf14_gbs 
par Jacky Barozzi 24 mai 2026
Jurés et gagnants sur scène, à l’issue de la cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes. Palmarès complet du Festival de Cannes 2026 Palme d’or : « Fjord » de Cristian Mungiu Grand Prix : « Minotaure » de Andreï Zviaguintsev Prix de la mise en scène : « Fatherland » de Pawel Pawlikowski et « La Bola Negra » de Xavier Calvo et Xavier Ambrossi Prix du jury : « L’aventure rêvée » de Valeska Grisebach Prix d’interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamato pour « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi Prix d’interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour « Coward » de Lukas Dhont Prix du scénario : « Notre salut » d’Emmanuel Marre Caméra d’or : « Ben’Imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo Palme d’or du court-métrage : « Aux adversaires » de Federico Luis Un Festival très politique et particulièrement… gay Très beau discours d’Isabelle Huppert en hommage à Barbara Streisand, à l’occasion de sa remise de la Palme d’or d’honneur au Festival de Cannes. Une cérémonie de clôture saturée de déclarations politiques convenues, autosatisfaites et bien pensantes des professionnels de la profession. Un palmarès, en revanche, parfaitement équilibré, répartissant les récompenses entre des films différents, exigeants et de qualité indiscutable. C’est ainsi que les réalisateurs Javier Calvo et Javier Ambrossi ont décroché le Prix de la mise en scène, remis pour l’occasion par Xavier Dolan, avec leur film gay transgénérationnel « La Bola Negra ». Récompense qu’ils partagent avec Pawel Pawlikowski pour « Fatherland ». Tandis que le Prix d’interprétation masculine a été conjointement décerné à Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, les deux héros de « Coward », le drame militaire de Lukas Dhont où deux soldats se rapprochent dans les tranchées durant la Première Guerre Mondiale pour vivre une passion partagée. Double Prix d’interprétation féminine ex-æquo également attribuée à Virginie Efira et Tao Okamoto pour leurs prestations émouvantes dans « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi. Idem pour les sections parallèles du festival, où « La Gradiva », premier long-métrage de Marine Atlan, sur une classe de terminale en voyage scolaire à Pompéi, a décroché le Grand Prix de la Semaine de la Critique, tandis que le Prix du Jury de la catégorie Un Certain Regard est remporté par « Les Éléphants dans la brume » d’Abinash Bikram Shah, une chronique sociale consacrée à une petite communauté d’un troisième genre, les Kinnars. Ajoutons encore que le Prix de la découverte, fraîchement inauguré, est revenu à « Du fioul dans les artères » de Pierre Le Gall où deux routiers tombent follement amoureux. Mentionnons, enfin, l’attribution de la Queer Palm 2026 au film « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » de Jane Schoenbrun. Les homos seraient-ils donc devenus l’avenir des hétéros ?
par Jacky Barozzi 20 mai 2026
Nice, « L’Éte 1936 »  À propos de cette nouvelle série de TF1, sur l’arrivée en masse sur la Côte d’Azur des premiers bénéficiaires des congés payés, annoncée à grand renfort de bandes annonces publicitaires à la télé et au cinéma, et dont le premier épisode ne m’a pas vraiment convaincu, permettez-moi de vous livrer quelques documents personnels.
par Jacky Barozzi 20 mai 2026
« Autofiction » de Pedro Almodóvar, avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo et Patrick Criado. Un cinéaste vieillissant, à la renommée désormais supérieure à son talent originel et à son imaginaire flamboyant, s’attèle à la rédaction de son prochain scénario. Il n’est bon qu’à filmer et tient absolument à conserver la première place face à la concurrence des nouveaux cinéastes espagnols émergeants. Mais ce maître du cinéma d’auteur de l’époque de la Movida , qui n’ a pas son pareil pour tirer le portrait des femmes au bord de la crise de nerf et des beaux hidalgos sexys, n’a t-il pas déjà tout dit, tout montré ? Qu’importe, plutôt que de se redire, le personnage principal du 24e long métrage de Pedro Almodovar, pas tout à fait semblable à lui-même, mais rajeuni de vingt ans et idéalement mince, va se dédoubler. Tantôt homme tantôt femme, sous les traits de sa principale collaboratrice, l’une et l’autre accompagnés d’un jeune amant, beau et dévoué, notre cinéaste à défaut d’inspiration propre, ne va pas hésiter à truffer son scénario d’histoires parallèles puisées directement parmi les expériences douloureuses des femmes de son entourage. Film de fiction ou autobiographique ? Ni l’un ni l’autre. Une autofiction, tout simplement. Ce n’est pas à proprement parler son meilleur film. Ici, le magicien Almodovar fait du Almodovar. Un tour de passe passe passablement confus et cousu de fil blanc, mais c’est encore du Almodovar. Toujours amusant et intéressant. La provocation consiste ici à présenter, non sans un certain courage, ce film-là en compétition officielle au Festival de Cannes ! https://www.youtube.com/watch?v=LEPH07FriVM 
par Jacky Barozzi 18 mai 2026
« L’Être Aimé » de Rodrigo Sorogoyen, avec Javier Bardem, Victoria Luengo, Marina Foïs et Raúl Arévalo. Retour, en fanfare et en compétition, au Festival de Cannes avec Rodrigo Sorogoyen, l’un des jeunes cinéastes espagnols les plus doués de sa génération. Comment à partir d’un art collectif aboutir à une oeuvre particulière ? N’est-ce pas le propre du cinéma d’auteur, où le réalisateur, à la tête d’une équipe diverse et variée, depuis les producteurs et scénaristes jusqu’aux interprètes et l’ensemble des techniciens, invite les spectateurs à entrer dans un film en forme de rêve imaginaire le plus personnel et le plus singulier ? Ici, un cinéaste de stature internationale, offre à sa fille, perdue de vue depuis son enfance, l’un des rôles principaux dans son prochain film. Un sujet pas forcément original de tournage de film dans le film. Mais il y a dans le traitement qu’en fait le cinéaste espagnol tout à la fois du François Truffaut, celui de « La Nuit américaine », et du Jean-Luc Godard dans « Le Mépris ». La dramaturgie romanesque du premier et le soin porté à l’image du second. S’ajoute à cela la confrontation dans la tradition du grand cinéma américain de deux superbes tempéraments d’acteurs : un Javier Bardem, aux allures d’un Marlon Brandon vieillissant, s’opposant à une Victoria Luengo, en jeune actrice fragile mais cependant déterminée. Incontestablement, un moment fort de la programmation officielle cannoise de cette année. Un film pour lequel, à défaut de la Palme d’or, l’attribution du prix d’interprétation masculine à Javier Bardem ne serait pas injustifiée. https://www.youtube.com/watch?v=WJ5V0BDG6V0
par Jacky Barozzi 16 mai 2026
« Histoires parallèles » de Asghar Farhadi, avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel, Adam Bessa, Catherine Deneuve et India Hair. Depuis sa fenêtre, une romancière (Isabelle Huppert) observe à la lorgnette l’appartement d’en face. Transformé en studio de bruitage cinématographique, celui-ci est occupé en permanence par deux hommes et une femme que l’autrice, en mal d’inspiration, va intègrer à son imaginaire. À moins que ce ne soit à sa réalité ? Cet appartement est en effet celui où elle est née et la femme (Virginie Efira) est le portrait craché de sa défunte mère. Là, les deux hommes (Vincent Cassel et Pierre Niney) sont en réalité deux frères et le plus âgé d’entre eux est l’amant de la jeune femme. Entre temps, un jeune SDF (Adam Bessa), embauché par la nièce de l’écrivaine (India Hair) est venu s’installer chez cette dernière afin de l’aider à faire ses cartons en vue d’un prochain déménagement. Témoin des agissements de son employeuse et tombant amoureux de la femme d’en face, le jeune homme va perturber le bel l’agencement de cette comédie théâtrale tournée principalement en huis-clos. En reliant l’ensemble des personnages situés de part et d’autre de la rue, il va contribuer à brouiller encore plus les pistes et les frontières entre la fiction et la réalité. Les pages du manuscrit circulant de main en main, tous le monde va finir par s’épier, l’un l’autre, et les personnages de la vie ordinaire se laisser contaminer peu à peu par les passions qui leur sont prêtées. Tourné dans un Paris glauque, crasseux, où les souris circulent en liberté, Asghar Farhadi nous offre un conte crépusculaire, aux plans tout en lenteur et longueur, mettant en scène des personnages languides sinon pathétiques. Un film poético-littéraire, au casting éblouissant, face auquel je n’ai pas pu m’empêcher de partager le sentiment porté par l’éditrice (impériale Catherine Deneuve) à la lecture du manuscrit de sa romancière, lui disant, d’un air prudent et navré, que l’on ne peut plus décrire de la sorte (ou filmer) la réalité d'aujourd’hui. https://www.youtube.com/watch?v=SXuLiRIkVkw
par Jacky Barozzi 15 mai 2026
« L’Abandon » de Vincent Garenq, avec Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot et Emma Boumali. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, fut sauvagement assassiné à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Qui était-il, que lui reprochait-on et comment un tel drame a-t-il pu advenir ? Autant de questions auxquelles le film du réalisateur Vincent Garenq apporte les réponses, avec clarté, sobriété et efficacité. Divorcé, père d’un petit garçon, Samuel Paty était un homme solitaire et discret, passionné par son métier, apprécié par ses collègues et ses responsables hiérarchiques. Respectant ses élèves, qui le lui rendaient bien, son crime aura été d’avoir exercé ses fonctions en conscience et avec courage. Ne savait-il pas qu’en inscrivant légitimement à son programme un cours sur la liberté de la presse dans les sociétés laïques, en s’appuyant sur les caricatures de Mahomet après l’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, il allait déclencher un engrenage qui lui serait fatal ? Son seul tort, pointé par le représentant de l’Education nationale, aurait été d’avoir autorisé les élèves qui le désiraient de ne pas regarder les diapos ou même de sortir de la classe durant leur projection. Un excès de délicatesse assimilé à une forme de discrimination communautaire ! Dès lors, les mensonges d’une élève, les emballements de son père, la récupération de l’affaire par un islamiste prosélyte haineux, le tout relayé sur les réseaux sociaux, vont enflammer les choses. Non, Samuel Paty n’a pas été à proprement parler abandonné. Tout au contraire, il sera remarquablement soutenu par la principale du collège, la plupart des membres du personnel et ses collègues, à de rares exceptions près, ainsi que par les parents d’élèves, notamment ceux de confession musulmane. Ainsi, plusieurs bonnes âmes se relaieront pour le conduire à son travail et le reconduire à son domicile en voiture. Mais une mauvaise estimation de la situation, de la part des divers services de police, du maire de Conflans-Sainte-Honorine, qui refusa d’apporter à l’intéressé la protection de la police municipale, s’additionnant aux lourdeurs labyrinthes d’une administration paperassière, ainsi qu’un malheureux concours de circonstance aboutiront à la terrible issue que nous connaissons. On craignait des manifestations contre le collège, qui n’eurent pas lieu, sans voir qu’il s’agissait en fait d’une fatwa ab hominem contre Samuel Paty. C’est alors qu’à la veille des vacances de la Toussaint, tandis que l’on pensait que les choses allaient s’apaiser, un professeur d’Histoire-Géographie fut poignardé à dix-sept reprises, éviscéré puis décapité au cri de « Allah ou akbar ! » en pleine rue. Un film exemplaire et nécessaire, qui rend un hommage vibrant à son héros, à montrer prioritairement dans les collèges. Une oeuvre qui honore le Festival de Cannes, la plus prestigieuse manifestation cinématographique internationale, qui n’a pas hésité à l’inscrire en tête de sa programmation officielle. On peut regretter malgré tout que le film y figure en hors compétition ? Mentionnons toutefois l’interprétation remarquable d’Antoine Reinartz et d'Emmanuelle Bercot. https://www.youtube.com/watch?v=gTAUdBL_K00 
par Jacky Barozzi 13 mai 2026
« La Vénus électrique » de Pierre Salvadori, avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons. Les programmes de la compétition officielle du Festival de Cannes se concoctent à l’égal des menus d’un restaurant de prestige. Le film d’ouverture se doit d’avoir la succulence d’une mise en bouche appétissante, susceptible d’éveiller l’appétit du spectateur en perspective du long festin à venir. Un festin d’une dizaine de jours où seront savamment distillées les pièces maitresses les plus surprenantes, accompagnées des oeuvres les moins éblouissantes en guise de plats d’accompagnements. Le meilleur moyen d’éviter la saturation indigeste, d’une part, ou la déception, de l’autre. Selon ce principe, « La Vénus électrique » se révèle être un film d’ouverture parfait. Goûteux et léger tout à la fois. Plutôt dans le répertoire de la gastronomie traditionnelle que dans la tendance de la nouvelle cuisine. Dans le genre des films d’époque adaptés des romans feuilletonesques d’un Pierre Lemaitre mais à la sauce primesautière et virevoltante d’un Georges Feydeau. Une pochade amusante, intelligente et bien enlevée sur le thème des illusions amoureuses dans le milieu des artistes montmartrois de la fin des années 1920. Avec un scénario à rebondissement, qui se décline comme une poupée russe, et nous tient en haleine de bout en bout. Anais Demoustier est espiègle en diable, Pio Marmaï tendrement romantique et sexy et Gilles Lellouche s’impose par sa calme et massive présence. Prudemment présenté en hors-compétition, le film de Pierre Salvadori ne risque de souffrir d’aucune déception à l’arrivée. Dommage, car « La Vénus électrique » a reçu un accueil enthousiaste de l’ensemble de la presse. Etonnant, non, pour une oeuvre plus académique qu’innovante ? https://www.youtube.com/watch?v=z0_HnBD7XuM 
par Jacky Barozzi 4 mai 2026
« Le Diable s'habille en Prada 2 » de David Frankel, avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Sorti cette semaine, « Le diable s'habille en Prada 2 », plus politique mais tout aussi percutant que le premier volet, il y a vingt ans, aurait fait un excellent film d’ouverture du Festival de Cannes. Dommage ! On y retrouve ce que les studios hollywoodiens savent faire de mieux. On prend les mêmes et on avance. Dans le style glamour pour tous sur fond de capitalisme sauvage. Meryl Streep, dans la lignée de la grande Bette Davis est géniale et Anne Hathaway parfaite. On se marre, on s’émeut, on se révolte, oui, mais what else à la place ? Ici, le divertissement n’empêche pas la réflexion et le public, en fin de compte, ne s’y trompe pas, qui plébiscite déjà ce second opus où Milan remplace Paris et Lady Gaga nous fait son show en prime. Trop morbide, un troisième volet dans 20 ans n’est guère pensable ni souhaitable. https://www.youtube.com/watch?v=X8HH4VtvR0w 
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