by Jacky Barozzi 27 January 2026
Michèle Mercier au Festival de Cannes 1959. 
by Jacky Barozzi 25 January 2026
Le 24 août 1944, les Cannois accueillent les soldats américains venus libérer le sud de la France. Mon cousin ce héros Mon père était le cadet des enfants de mes grands-parents paternels et il s'est marié à quarante ans. Si bien qu'il y avait entre mes cousin(e)s germain(e)s et moi une bonne génération de différence. Parmi ceux-ci, il me faut évoquer, au premier chef, mon cousin Marius Mascarello (1918-2005). Surnommé Yuyu , il était le fils de Louis Mascarello et de Henriette Barozzi, une soeur aînée de mon père. Pêcheur de son état, je le croisais souvent dans la maison de ses parents, au n°10 de la rue du Suquet. Il ne parlait jamais de ses faits d'armes dont il conservait un leger boitement. Entré très tôt dans la Résistance, il fut blessé lors des combats pour la Libération de Cannes le 23 août 1944.
by Jacky Barozzi 23 January 2026
Heureux comme un Prosper à Cannes Dès 1834, tout juste nommé inspecteur général des monuments historiques par Louis-Philippe, l’écrivain Prosper Mérimée (1803-1870) entreprit une tournée qui le mena jusqu’à Cannes où il dressa un rapport détaillé sur l’état des îles de Lérins, sans plus s’attarder sur la ville, qui jouera pourtant un rôle important à la fin de sa vie. De 1834 à 1853, Mérimée, sillonnera les routes de France, la Corse y compris, en voiture à cheval ou à dos de mulet : six mois de tournée chaque année avant les grands froids de l’hiver. Il faut dire qu’il y avait urgence ! Après la grande redistribution des terres et des biens à la Révolution, le patrimoine national menaçait de disparaître et de nombreux dégâts avaient déjà été commis. Entre 1856 et 1870, l’auteur de Colomba (1840) ou Carmen (1845), ami intime de la mère de l’impératrice Eugénie, fera des séjours de plus en plus prolongés à Cannes où il mourra et fut enterré. Sa correspondance est une véritable chronique de Cannes sous le second Empire. Après l’hiver 1856-1857, où il résida à l’hôtel de la Poste, Prosper Mérimée loua, en décembre 1858, un appartement de six pièces au premier étage de la maison Sicard, 6, rue Bivouac-Napoléon (aujourd'hui 3, square Mérimée). Il y habita jusqu’à sa mort, en 1870. Devenu sénateur de l’Empire et académicien, l’écrivain, malade des poumons, y fit des séjours de plus en plus prolongés : de trois mois d’hiver, au début, jusqu’à sept mois, les dernières années. Là, il aura pour voisins ses amis Alexis de Toqueville et l’académicien Victor Cousin, morts eux aussi à Cannes, respectivement en 1859 et 1867. 
by Jacky Barozzi 20 January 2026
Yvette Labrousse élue Miss France 1930 à Paris.
by Jacky Barozzi 17 January 2026
Le Palais des Festival et des Congrès, côté Croisette. Le Palais des Festivals et des Congrès Le Palais des Festivals est mort, vive le Palais des Festivals et des Congrès ! La succession d’un Palais l’autre ne se fit pas néanmoins tout en douceur mais plutôt dans la douleur. Devant l’ampleur prise par le Festival de Cannes, le Palais des Festivals, créé à la hâte pour accueillir la première manifestation internationale du film, en 1946, se révéla bien vite trop étroit. Dès la fin des années cinquante, on songea déjà à l'agrandir. Ce n'est pourtant qu'à la fin des années 1970 que l’on envisagea la construction d’un nouveau Palais. Le projet fut alors approuvé en 1978 par le maire de Cannes, Bernard Cornut-Gentille, et par son successeur Georges-Charles Ladeveze.
by Jacky Barozzi 14 January 2026
Jeunes sportives des Années folles sur la plage du Martinez. Cannes estival Après la Grande Guerre, on assiste à un timide début de la saison d’été. Désormais les teints de porcelaine sont passés de mode et la Belle Époque est terminée. Avec les Années folles, on assiste à l’arrivée en force à Cannes des touristes et résidents Américains. Dès 1924, Frank Jay Gould, riche héritier des chemins de fer américains, et son épouse Florence mirent en vogue la toute nouvelle station balnéaire de Juan-les-Pins. Ce couple, très fitzgéraldien, établit sa résidence à la villa Sémiramis, dans le quartier de la Californie, attirant sur la Côte d’Azur bon nombre de leurs compatriotes.
by Jacky Barozzi 12 January 2026
Francis Scott et Zelda Fitzgerald et leur fille Scottie sur la plage à Juan-les-Pin en 1926. Cannes d’hôtes Quel est le point commun entre l’écrivain américain Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) et l’homme politique français Léon Blum (1872-1950) ? Chacun, à sa manière, à contribué à l’épanouissement et au développement de la saison d’été à Cannes. L’auteur de Tendre est la nuit , roman qui à pour cadre le Cannes des Années folles, fit partie de ces riches et oisifs touristes américains, adeptes de bains de mer et de corps bronzés, qui succédèrent après la Première Guerre mondiale aux Anglais et aux Russes sur la French Riviera, amateurs exclusifs, eux, de la saison d’hiver. Tandis que le socialiste Léon Blum, président du Conseil, fit voter les lois sur les congés payés du gouvernement du Front populaire en 1936. 
by Jacky Barozzi 11 January 2026
La baie de Cannes et ses deux ports. Le Nouveau Port de Cannes Je me souviens, qu’au mitan des années 1960, Cannes fut traversé par des cohortes de camions verts charriant d’impressionnants blocs de pierres. Dévalant en lignes droites depuis la bretelle de l’autoroute jusqu’au chantier du futur port Canto, via le boulevard Carnot et le boulevard de la Croisette, ces convois de la société niçoise Spada remplissaient de terreur les parents, qui s’empressaient, à leur passage, de rassembler leurs petits enfants. Une invasion qui dura près de deux ans. L’ambitieux projet de création d’un port de plaisance, sur le terrain d’une superficie de 10 000 m2 à proximité du tout nouveau casino d’été du Palm-Beach avait pourtant débuté en 1929. Un apport de terre permis alors de gagner 19 000 m2 sur la mer. Faute de capitaux suffisants, les travaux furent interrompus en 1934 et les structures du chantier laissées à l’abandon. Sur les terrains désaffectés furent néanmoins aménagés les espaces verts du jardin Albert 1er. À partir de 1955, l’urgence de la création d’un port de plaisance de prestige se fit à nouveau ressentir. Le Vieux Port ne permettant plus de répondre à la demande. Mais le conseil municipal de l’époque souhaitait que celle-ci ne soit pas à la charge de la collectivité. En 1958, Pierre Canto, administrateur local de sociétés, proposa un nouveau projet, plus ambitieux que le précédent. Bernard Cornut-Gentille, maire de Cannes, et le conseil municipal donnèrent un avis favorable en septembre 1963. L’État, représenté par son ministre, Marc Jacquet, accorda une concession de 50 ans à la société de Pierre Canto, l'International Sporting Yachting Club de la Mer (I.S.Y.C.M), par un arrêté du 13 mars 1964. Dès lors, les travaux purent commencer. Le coût de l'opération, d'un montant de huit millions de francs, fut totalement financé par l’entrepreneur. Premier port privé d'Europe à sa construction, et second port de Cannes, il fut inauguré après dix-huit mois de travaux, le 19 juillet 1965 et baptisé officiellement « Port Pierre-Canto » en septembre 1966. Je me souviens que lycéen, dès les beaux jours, j’allais me baigner et me faire bronzer sur les rochers plats du port Canto. Là, en pleine mer, étendu sur une serviette, face aux îles de Lérins et tournant résolument le dos aux yachts, je lisais durant des heures, la série des Chemins de la liberté de Jean-Paul Sartre ou L’Étranger d’Albert Camus… Précisons encore que la gestion du port Canto a été transférée à la ville en 2002.
by Jacky Barozzi 10 January 2026
Place Bernard Cornut-Gentille. La place d'un grand maire Bernard Cornut-Gentille (1909-1992) fut, incontestablement, l’un des plus grands maires de Cannes. J’avais 7 ans -l'âge de raison-, quand il fut élu à la tête de la municipalité. Les Cannois l’appelait alors BCG, un acronyme facile à retenir pour l’enfant fraîchement vacciné que j’étais. Natif de Brest et riche d’une carrière administrative déjà bien remplie, il mit son expérience et ses compétences au service de la ville. Plus jeune sous-préfet de France, à Reims, en 1943, il démissionna et entra dans la Résistance. Nommé préfet à la fin de la guerre, il fut Haut-commissaire de la République en Afrique équatoriale française (1948-1951) puis gouverneur général en Afrique occidentale Française (1951-1956). Ministre plénipotentiaire aux Nations unies puis ambassadeur de France en Argentine en 1956, il fut nommé par le général de Gaulle ministre de la France d’Outremer en 1958 et ministre des PTT en 1959. Date à laquelle il entra en politique. Élu député de la circonscription Cannes-Antibes en mars 1959, il devint à cinquante ans maire de Cannes. Constamment réélu par la suite, il démissionna de la mairie en 1968 et fut battu aux élections législatives en 1978. Menant à terme les grands projets structurants qui ont fait de Cannes la ville moderne qu’elle est devenue, BCG reste dans la mémoire des Cannois comme l’homme du dédoublement de la Croisette, de la couverture de la voie ferrée, de la construction de la première station d’épuration de la ville ainsi que d’une multitude de travaux d’embellissement. Autant d’actions d’éclat qui lui valurent de se voir attribuer dès sa mort, en 1992, par la municipalité reconnaissante, la place de l’Hôtel-de-Ville, centre de l’activité économique de la cité.
by Jacky Barozzi 7 January 2026
L’amour à toute vapeur J’ai toujours aimé les saunas. A Paris, je les ai pratiquement tous testés, depuis les plus anciens jusqu’aux plus récents. On en trouve dans tous les quartiers et ils ont chacun leur particularisme. Certains ont disparu depuis, d’autres prospèrent encore, rejoints par de nouveaux qui ont pris le relais. Là, j’y ai fait l’amour et je l’ai parfois rencontré. Citons Le Tilt au 41 rue Sainte Anne (1er arr.), l’un des plus anciens (récemment disparu), des moins chers, à l’ambiance désuète et singulièrement provinciale ; Le Gym Louvre , 7 rue du Louvre (1er arr.), fréquenté par de jeunes sportifs passablement guindés ; L’Euro Men’s Club , situé sur les Grands Boulevard, dans le passage des Panoramas et accessible par le 10, rue Saint-Marc ( 2e arr.), vieil établissement au décor néo romain, où de jeunes éphèbes viennent y rencontrer de généreux messieurs nettement plus âgés ; Le Sun City , 62 boulevard de Sébastopol (3e arr.), plus récent, occupant tout un immeuble et où prédomine une clientèle juvénile et massivement asiatique ; L’IDM , 4 rue du Faubourg Montmartre (9e arr.), également sur les Grands Boulevards, mon préféré, pour la grande mixité d’âge et de style qu’il brasse, sans exclusive ; Le Key West, 141 rue Lafayette (10e arr.), près de la gare du Nord, privilégié par les Blacks, qui aiment principalement les Blacks et accessoirement les Blancs ; Les Bains d’Odessa , 5 rue d'Odessa (14e arr.), au voisinage de la gare Montparnasse et au joli décor en céramique, où de bons pères de famille viennent furtivement satisfaire leurs pulsions secrètes à la sortie de leur travail et avant de prendre leur train de banlieue ; Le King Sauna , 21 rue Bridaine (17e arr.), petit sauna perdu du côté des Batignolles à la clientèle clairsemée ; Le Mykonos , 71 rue des Martyrs (18e arr.), pittoresque établissement du bas Montmartre, au décor néo grec de pacotille, où j’ai rencontré Patrice, un étudiant métisse qui y travaillait en tant que masseur et avec lequel j’ai eu une liaison suivie de plusieurs mois, ou encore Le Riad, 184 rue des Pyrénées (20e arr.), à l’ambiance orientale et fréquenté par les beurs des banlieues nord-est. Mentionnons encore quelques saunas, aujourd’hui disparus, et dont deux d’entre eux ont joué un rôle déterminant pour moi. Tels Les Bains Sauna de Milan , 22 rue de Milan (9e arr.) ; Le Hammam Voltaire , 93 rue de la Roquette (11e arr.) ; Le Sauna Horizon , 150 rue Saint Maur (11e arr.), transformé par la suite en bar à backrooms et rebaptisé Le Bunker ; Le Victor Hugo , 109 avenue Victor Hugo (16e arr.) ; Le Sauna Bains Poncelet , 7 rue Poncelet (17e arr.) et surtout Le Continental Opéra, 32 rue Louis Legrand, à l’angle du bd des Italiens, (2e arr.), le plus beau, le plus grand et le plus luxueux des saunas parisiens, aménagé dans les sous-sols de l’immeuble Berlitz dès les années 1970, où j’ai rencontré Antonio puis Louis-Fernando et enfin Le King Night , 70 avenue de Saint-Ouen (17e arr.), un des rares établissement de bains ouverts toute la nuit, où j’ai rencontré Chedly, qui deviendra le compagnon de ma vie ! 
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