Jean Dujardin et son Prix d’interprétation pour « The Artist » au festival de Cannes le 22 mai 2011.







Jean de Cannes




   On ne nait pas star, on le devient.

   Un cursus qui passe nécessairement par le tapis rouge du Festival de Cannes.

   Au départ, rien ne prédestinait Jean Du Jardin a devenir comédien. 

   Le baccalauréat en poche, il travailla d'abord comme serrurier. 

   Ayant pris conscience de sa capacité à faire rire les autres lors de son service militaire, il forma à son retour de l’armée avec Éric Collado, Emmanuel Joucla, Éric Massot et Bruno Salomone, la Bande du Carré blanc. 

   Rebaptisée les Nous C Nous, le quintette fit un tabac à la télévision, notamment lors de « Graines de Star » sur M6. 

   La reconnaissance médiatique vint grâce au duo formé avec Alexandra Lamy dans la série télévisée

« Un gars une fille », diffusée sur France 2, d'octobre 1999 à juin 2003. 

   Cette-dernière deviendra par ailleurs sa compagne en 2003, puis son épouse en 2009.

   Dès 2004, Jean Dujardin s’attaque alors au cinéma, où il donne la réplique à Mathilde Seigner dans « Mariages ! ». 

   L’année suivante, les aventures de « Brice de Nice », un personnage d’abruti au maillot jaune déjà esquissé dans ses précédents sketchs, fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par James Huth.

   Totalisant plus de 4 millions d’entrées, le film l’impose en tant que comédien populaire.

   Avec son interprétation parodique du célèbre espion britannique dans « OSS 117, Le Caire nid d'espions » de Michel Hazanavicius (2006), Jean Dujardin reçoit les éloges des spectateurs comme ceux de la profession, qui le nomme aux César dans la catégorie meilleur acteur.

   Pour ne pas être enfermé dans les rôles comiques, Jean Dujardin va aborder d'autres registres. 

   C’est ainsi qu’en 2010, il incarne un écrivain face à son cancer dans « Le Bruit des glaçons » de Bertrand Blier et interprète un rôle encore plus dramatique dans « Un balcon sur la mer » de Nicole Garcia. 

   Cette même année, il rejoint la bande des « Petits Mouchoirs », long métrage de Guillaume Canet qui a fait plus de 5 millions d'entrées.

   Il ne manquait plus alors à Jean Du Jardin qu’une consécration internationale.

   Celle-ci vint avec « The Artist » de Michel Hazavanicius.

   Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2011, son rôle de bellâtre souriant et gominé dans un film muet et en noir et blanc, lui permit de remporter le Prix d'interprétation masculine. 

   Suivi d’un Oscar à Los Angeles en 2012.

   Marquant définitivement son entrée dans la cour des grands.

   What else !

   Depuis, Jean Dujardin revient régulièrement fouler le tapis rouge à l’occasion de la présentation à Cannes de chacun de ses films.





«Le Daim» de Quentin Dupieux, avec Adèle Haenel, présenté en ouverture de La Quinzaine des Réalisateurs en 2019.






Retour en 2021 à Cannes, après la pandémie de Covid 19, de Jean Dujardin et Pierre Niney pour le film « OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire » réalisé par Nicolas Bedos. 






Jean Dujardin et Sandrine Kiberlain, main dans la main sur le tapis rouge, présentent en mai 2022 le film « Novembre ». Réalisé par Cédric Jimenez, celui-ci retrace les cinq jours de traque par les membres de la brigade anti-terroriste des membres en fuite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.





Masquant Brad Pitt, George Clooney accueille la star française.




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Square Jean-XXIII. Le premier square public de Paris Les deux squares situés au chevet de Notre-Dame de Paris, à l’est de l’île de la Cité, vont faire l’objet d’un réaménagement complet. L’occasion de rappeler leur histoire. SQUARE JEAN-XXIII 1844 4° arr., quai de l’Archevêché, rue du Cloître-Notre-Dame, M° Cité C’est sous Louis XIII, en 1622, que l’évêché de Paris fut érigé en archevêché et sous Louis XIV, en 1697, que l’archevêque Louis-Antoine de Noailles, futur cardinal, transforma l’ancienne demeure épiscopale en un superbe palais, siège de l’archevêché. Il se dressait au chevet de Notre-Dame et tout l’espace alentour, entre la cathédrale et la Seine, était occupé par un lacis de ruelles et un entrelacs de maisons et de chapelles. Saccagé lors des émeutes de 1831, le palais de l’Archevêché fut bientôt démoli et c’est sur ce terrain laissé vague que le préfet de la Seine Rambuteau décida d’ouvrir un jardin public en 1844. Il créait ainsi le premier square public de quartier, type qu’Haussmann allait développer sous le Second Empire. Dans ce simple carré entouré de grilles, Rambuteau fit installer des bancs, ce qui était alors extrêmement rare tant on craignait de nuire à la location des chaises ! En 1845 fut inaugurée au centre du square la Fontaine de la Vierge, une œuvre néogothique de l’architecte Vigoureux sculptée par Louis Merlieux.