L’ancienne gare de Vincennes, dite aussi Paris-Bastille, construite en 1859, était située entre les rues de Lyon et de Charenton.


11e arrondissement 


Opéra Bastille

Place de la Bastille

Tél. : 01 40 01 17 89

Métro : Bastille


   Aménagé à l’emplacement de l'ancienne gare de Paris-Bastille, fermée en 1969 et démolie en 1984, l’Opéra Bastille figure parmi les grands travaux réalisés à Paris sous la présidence de François Mitterrand, au même titre que la Pyramide du Louvre, L’Arche de la Défense ou la Bibliothèque Nationale de France.

   Voulant doter la capitale d’un opéra « moderne et populaire », celui-ci choisit le projet de l’architecte uruguayo-canadien Carlos Ott parmi les 756 propositions reçues.

   L’Opéra Bastille, dont les travaux commencèrent en 1984, fut inauguré le 13 juillet 1989 à l’occasion du bicentenaire de la prise de la Bastille, avec un spectacle mis en scène par Bob Wilson, La Nuit avant le jour, mais les représentations régulières ne débutèrent que le 17 mars 1990, avec Les Troyens de Berlioz, sous la baguette de Myung-Whun Chung, alors directeur musical de l’Opéra de Paris, et dans une mise en scène de Pier Luigi Pizzi. 





   Malgré quelques difficultés techniques concernant l’acoustique de la salle ou la gestion automatisée de la machinerie scénique et les anomalies de construction qui aboutirent à une dégradation rapide de la façade du bâtiment, l’Opéra Bastille a été pratiquement en chantier jusqu’à ces dernières années, sans jamais néanmoins fermer ses portes au public. 

   Avec son allure tout à la fois de grand hangar industriel et de galerie commerciale, caractérisé par la transparence de ses façades et l’unité de ses matériaux, l’Opéra Bastille est avant tout un grand théâtre moderne permettant de répondre aux besoins les plus sophistiqués propres à l’art lyrique auquel il est tout entier consacré. Se substituant ainsi, depuis sa création, à l’Opéra Garnier, désormais dévolu aux concerts et aux spectacles chorégraphiques.







   Le nouvel opéra est constitué d’une grande salle de 2700 places, d’un amphithéâtre de 450 places et d’un studio de 237 places. Ainsi que de salles de travail et de répétitions et d’ateliers intégrés de décors, costumes et accessoires.

   La scène principale, de 45 mètres de hauteur, 30 mètres de largeur et 25 mètres de profondeur est dotée d’élévateurs permettant de créer plusieurs niveaux et d’assurer l'arrivée des décors depuis le sous-sol. 

   La fosse d'orchestre, mobile et modulable, peut contenir dans sa plus grande configuration jusqu’à 130 musiciens. 





   Signalons encore, au septième étage, le foyer panoramique en demi cercle, qui offre au public une perspective unique sur la capitale d’est en ouest.

   Placé sous la direction de Hugues R. Gall en 1995, puis de Gérard Mortier en 2004 et enfin de Nicolas Joel assisté à la direction musicale par le chef-d’orchestre Philippe Jordan depuis 2009, et Gustavo Dudamel depuis 2021, l’Opéra Bastille à programmé les œuvres les plus représentatives du répertoire classique et contemporain et a vu se succéder les principaux artistes lyriques internationaux actuels. 





   C’est sur cette scène qu’eut lieu en mars 2011 la création mondiale d'Akhmatova, le second opéra du jeune compositeur Bruno Mantovani, ou que l’on a pu voir en avril 2012 le Don Giovanni de Mozart, mis en scène par le cinéaste autrichien Michael Haneke.

   Pour les nouveaux spectacles, demandez le programme !

https://www.operadeparis.fr





par Jacky Barozzi 3 février 2026
La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
par Jacky Barozzi 5 janvier 2026
Le Boulevard Soult (12e arr.) sous la neige. 
par Jacky Barozzi 2 janvier 2026
Fin du week-end du Nouvel An A peine installée dans le train de retour à Paris, Vita, après une longue promenade, sous la pluie puis le soleil, sur les planches de Dauville, à l’air légèrement épuisée. Heureusement que ses deux humains, Chedly et Jacky, en reviennent, eux, regonflés d’iode et d'air marin, tout pleins d'une tonicité retrouvée... Bonne nouvelle année à tous ! 
par Jacky Barozzi 1 janvier 2026
Depuis les planches de Trouville-sur-Mer, Chedly, Jacky et Vita vous souhaitent une Excellente année 2026 !
par Jacky Barozzi 25 décembre 2025
28e édition du circuit des crèches de Lucéram Depuis 1998, le village de Lucéram se transforme chaque fin d’année en un vaste musée en plein air de la crèche. Jusqu’au dimanche 4 janvier, dans le cadre remarquable de ses ruelles tortueuses et de ses placettes, plus de 450 crèches originales et un musée de la crèche sur la place du village, oeuvres des artistes et des habitants, font la joie des visiteurs, petits et grands. C’est ouvert tous les jours et c’est gratuit. A ne pas manquer l’évènement final qui clôt cette manifestation le dimanche 4 Janvier 2026 : « L'Arrivée des Rois Mages » Départ de la Mairie à partir de 14h, avec une distribution de la galette des Rois géante et de pièces d’Or en chocolat aux enfants. Une galette géante de15m de long, confectionnée et offerte aux visiteurs par le boulanger de Lucéram. https://www.lelezarddeparis.fr/le-cote-du-comte 
par Jacky Barozzi 22 décembre 2025
Salon de l'Hôtel-de-Ville, 2002. De gauche à droite : Mourad, Chedly et Jacky.
par Jacky Barozzi 23 novembre 2025
Mon immeuble s'est réveillé sous la neige. 18, bd Soult - 12e arr., 5 h du matin.
par Jacky Barozzi 20 novembre 2025
Bonjour tristesse à l’Hôtel de Ville ! A l’occasion du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015, un jardin en hommage à la mémoire des victimes vient d’être inauguré sur la place Saint-Gervais (4e arr.), au proche voisinage de l’Hôtel de Ville. Là, où s’élève devant la haute façade de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, un orme centenaire, présent et sans cesse renouvelé depuis le Moyen Âge, marquant symboliquement l’emplacement où la justice était jadis rendue. Ce nouveau jardin de 3 500 m2, plus minéral que végétal, s’organise autour de six grands blocs de granit bleu, symbolisant chacun les lieux des attentats : le Stade de France, Le Carillon / Le Petit Cambodge, La Bonne Bière / Le Casa Nostra, La Belle Équipe, Le Comptoir Voltaire et le Bataclan. Sur chaque bloc, sont gravées les noms des 132 victimes. Sans remettre en cause l’idée de trouver un site unique afin de rendre un hommage collectif à ces victimes, dont le nom figure déjà sur des plaques apposées devant chacun des lieux où les attentats se sont déroulés, on peut s’interroger sur l’opportunité de sanctuariser ainsi un espace géographique au coeur même de la capitale. Un enclos spécifique au cimetière du Père-Lachaise n’aurait-il pas mieux convenu ? Et pourquoi les seules victimes de cet attentat en particulier et non pas les nombreuses autres victimes d’attentats, des guerres civiles ou des divers combats de libération, qui ont ensanglanté l’histoire de la capitale ? A ce train-là, Paris tout entier ne serait plus qu’un vaste cimetière sous la lune !
par Jacky Barozzi 16 octobre 2025
Les impressions d'automne de Vita Née dans le Var le 26 septembre 2024, Vita s'est installée à son domicile parisien de la Porte Dorée (12e arr.) l'hiver suivant. Depuis, elle se livre à de longues promenades sportives dans le bois de Vincennes voisin, où elle jouit de pas moins de mille hectares de forêt ! Après le printemps et l'été, elle découvre, toujours avec autant de plaisir et d'étonnement son domaine à l'automne...
par Jacky Barozzi 10 octobre 2025
Le cimetière des gloires nationales Le 9 octobre, Robert Badinter, ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, a fait son entrée au Panthéon. Sinon son corps, du moins son cercueil. Sa dépouille, quant à elle, demeure dans le carré juif du cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine), afin que son épouse, Élisabeth Badinter, puisse le rejoindre le moment venu. En guise de corps, cinq objets ont été déposés dans le cercueil : sa robe d’avocat, une copie de son discours sur l’abolition de la peine de mort et trois livres : Choses Vues de Victor Hugo, Condorcet : Un intellectuel en politique , ouvrage écrit en commun avec Élisabeth Badinter et Idiss , son livre écrit en hommage à sa grand-mère. Quand le corps n’est pas là, la « panthéonisation », plus symbolique que réelle, ne perd t-elle pas en grande partie son sens ? D’autant plus que ce n’est pas la première fois que l’on assiste à une entrée au Panthéon sans corps. Construit au XVIIIe siècle par décision de Louis XV en tant qu'église dédiée à sainte Geneviève et destinée à abriter les reliques de la sainte, le Panthéon fut transformé au début de la Révolution française (1789-1799) en un monument funéraire en l'honneur des grands personnages de l'histoire contemporaine, pour accueillir en premier lieu la dépouille du comte Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, mort en 1791 (il en sera retiré quelques mois plus tard à la suite de la découverte de sa correspondance secrète avec le Roi). D’autres personnalités, à peine admises, en ont également été retirées par la suite, tels Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, Auguste Marie Henri Picot de Dampierre et Jean-Paul Marat. Seuls deux illustres écrivains traverseront la période révolutionnaire : François Marie Arouet dit Voltaire entré au Panthéon en 1791, ainsi que Jean-Jacques Rousseau entré en 1794.