
Philippe Erlanger
Le printemps resplendit, le ciel, la mer, le soleil, les fleurs me font fête. Il n’est pas possible que le monde soit en feu, il n’est pas possible que des lois insensées…
Encore que je sois choqué d’être remorqué par un vélo-taxi. Sauf l’absence de voiture, à la rigueur naturelle en cette saison, rien ne semble avoir changé depuis deux ans. Mais sur un mur, une inscription en lettres énormes me ramène à la réalité : « Mort aux juifs ! » Allons, il ne faut pas perdre la tête ! (…)
S’il est vrai que le maire ait en effet envisagé des mesures spéciales contre les Juifs, les commerçants et les hôteliers irrités l’ont aussitôt forcé à battre en retraite. Cannes connaît en effet une prospérité inespérée grâce à l’afflux des Israélites. À tel point que les mauvais plaisants l’appellent « Kahn ».
La France sans étoile








