
« La Vie après Siham » de Namir Abdel Messeeh, avec Siham Abdel Messeeh, Namir Abdel Messeeh et Waguih Abdel Messeeh.
Le cinéma du réel, c’est de la fiction à l’état brut.
Ainsi, Namir Abdel Messeeh (un patronyme qui signifie le serviteur du Messie) ne peut-il s’empêcher de filmer sa propre famille.
Sa mère, Siham, préfèrerait qu’il écrive de vrais scénarios et tourne avec des comédiens professionnels, son père, Waguih, souhaiterait pour sa part qu’il trouve un métier plus sérieux et son fils aimerait bien qu’on lui foute la paix !
Qu’importe, sans moyens et sans producteur, même après la mort subite de sa mère, Namir continue de tourner.
Mettant au jour des secrets sur ses parents, un couple de chrétiens originaire de la haute Egypte, immigrés en région parisienne dans les années 1970, Namir, seul contre tous, sans moyens ni producteur, construit patiemment son film au fil de longues années.
Pour lui, sa caméra est le meilleur moyen de lutter pour ne pas perdre la mémoire.
Namir a eu raison de s’obstiner à tourner.
Nous donnant à voir aujourd’hui, entre tragédie et comédie, un film de haute intensité émotive, tout en pudeur et authenticité, où le spectateur retrouve les propres traces de sa mémoire.
https://www.youtube.com/watch?v=PUNNZzQPFPM







