
Place Bernard Cornut-Gentille.
La place d'un grand maire
Bernard Cornut-Gentille (1909-1992) fut, incontestablement, l’un des plus grands maires de Cannes.
J’avais 7 ans -l'âge de raison-, quand il fut élu à la tête de la municipalité.
Les Cannois l’appelait alors BCG, un acronyme facile à retenir pour l’enfant fraîchement vacciné que j’étais.
Natif de Brest et riche d’une carrière administrative déjà bien remplie, il mit son expérience et ses compétences au service de la ville.
Plus jeune sous-préfet de France, à Reims, en 1943, il démissionna et entra dans la Résistance.
Nommé préfet à la fin de la guerre, il fut Haut-commissaire de la République en Afrique équatoriale française (1948-1951) puis gouverneur général en Afrique occidentale Française (1951-1956).
Ministre plénipotentiaire aux Nations unies puis ambassadeur de France en Argentine en 1956, il fut nommé par le général de Gaulle ministre de la France d’Outremer en 1958 et ministre des PTT en 1959.
Date à laquelle il entra en politique.
Élu député de la circonscription Cannes-Antibes en mars 1959, il devint à cinquante ans maire de Cannes.
Constamment réélu par la suite, il démissionna de la mairie en 1968 et fut battu aux élections législatives en 1978.
Menant à terme les grands projets structurants qui ont fait de Cannes la ville moderne qu’elle est devenue, BCG reste dans la mémoire des Cannois comme l’homme du dédoublement de la Croisette, de la couverture de la voie ferrée, de la construction de la première station d’épuration de la ville ainsi que d’une multitude de travaux d’embellissement.
Autant d’actions d’éclat qui lui valurent de se voir attribuer dès sa mort, en 1992, par la municipalité reconnaissante, la place de l’Hôtel-de-Ville, centre de l’activité économique de la cité.

BCG à la plage en famille.






