
« Les Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli, avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva et August Diehl.
Un plat riche, goûteux et roboratif à souhait, sans aucune légèreté et présentation propres à la nouvelle cuisine.
Une fresque historique de plus de 3 heures, limite indigeste et passablement plombante à l’estomac.
Entre Maupassant et Modiano, l’histoire d’un Lacombe Lucien des hautes sphères parisiennes, un Bel Ami opportuniste porté au sommet par la vague collaborationniste initiée par le maréchal Pétain.
C’est ainsi que le journaliste Jean Luchaire, un humaniste de gauche pacifiste, et sa fille Corinne, deviendront un patron de presse des plus influents pour l’un et une star incontournable des plateaux de cinéma pour l’autre.
Entre caviar et champagne, Dieu que la guerre était belle sous l’Occupation !
Hélas, outre les joies de l’ambition satisfaite, le père et la fille ont en partage la bactérie héréditaire de la tuberculose pulmonaire !
L’occasion pour Jean Dujardin et Nastya Golubeva de nous faire admirer, entre les fêtes mondaines de l’ambassade d’Allemagne de l’ami Otto Abetz et les orgies privées, leurs plus belles toux et leurs plus beaux glaires sanguinolents !
Non, pas tous pourris, semble nous dire le cinéaste Xavier Giannoli, mais, sous la houlette de Victor Hugo, celui-ci tient à nous rappeler qu’en chaque individu, fut-il résistant ou collabo, une part d’ombre et de lumière cohabitent.
Hier comme demain.
Restons vigilant !
En attendant, depuis la fin de la projection, je n’arrête plus de tousser…
https://www.youtube.com/watch?v=f3z46ECvYsk







