
« Histoires de la nuit » de Léa Mysius, avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon, Monica Bellucci et Tawba El Gharchi.
Au générique, le film est annoncé comme écrit et réalisé par Léa Mysius, d’après l’oeuvre de…
Exit Laurent Mauvignier, auquel on a payé le prix de l’histoire en le priant de s’abstenir de participer au scénario.
N’ayant pas lu le roman, je ne peux donc que parler du film qui m’a été donné à voir et à entendre.
Pourquoi malgré une histoire solide avec une montée en puissance, des personnages bien campés, la révélation d’un secret bien caché, des images impeccablement filmées et une musique trépidante n’ai-je pas été proprement emballé ?
Au point d’être toujours resté sur l’expectative, notant au passage les nombreuses incohérences de ce thriller rural situé dans une grande ferme avec dépendances.
Un éleveur que l’on ne verra plus s’occuper de son important cheptel de vaches durant toute la journée et la nuit constitutives de l’unité de temps du film.
Ce même éleveur, abattu d’un coup de révolver et couché au sol, qui se relève, prend un fusil, et éclate la tête de l’un de ses agresseurs.
La coloc de la ferme, une peintre italienne de renom, qui plante un cutter dans le cou d’un autre ravisseur, qui s’en sort indemne tandis qu’elle se retrouve morte, vidée de son sang à ses pieds.
Même le couple d’acteurs habituellement excellents, Hafsia Herzi et Bastien Bouillon, ne m’ont pas parus convaincants et convaincus par leur rôle.
Benoît Magimel, dans celui d’un ex taulard pervers et sentimental s’en sort mieux.
Seule Monica Bellucci, confortablement installée dans son loft new-yorkais au coeur de la campagne française, est impériale dans l’interprétation de son chant du cygne à la jeunesse et à la beauté.
Avec une mention toute spéciale pour Tawba El Gharchi, la fille des fermiers, étonnante gamine au regard noir et à la mine déconfite face aux révélations de cette nuit sanglante dont elle est le témoin privilégié.
https://www.youtube.com/watch?v=m5yA7RlZssA





