Promenade-découverte de l’arrondissement aux cinq nécropoles




Situation unique, le 12e compte pas moins de cinq cimetières sur son territoire. Paradoxalement, un seul d’entre eux dépend de la Mairie de Paris, un autre est privé et les trois autres relèvent de communes limitrophes à l’arrondissement







1 - Cimetière de Bercy

329, rue de Charenton

Métro : Porte de Charenton


   Géré administrativement par la Mairie de Paris, le cimetière de Bercy a été ouvert en 1816.

   À l’origine, il couvrait 31 ares.

   Agrandi quatre fois et amputé à trois reprises, il s’est stabilisé en 1885 à environ 62 ares.

   Planté d’une dizaine d’arbres disparates, il ressemble plus à un jardin de curé qu’à un cimetière de quartier.

   C'est dans ce cimetière que l'on retrouve les noms des principales familles de pinardiers et de tonneliers des anciens entrepôts de Bercy.

   Parmi les 1120 sépultures de la nécropole, mentionnons celles de Julius L. Gallois, ancien maire (1815-1821) et l'un des créateurs des entrepôts de Bercy, mort en 1839, dont l'imposante chapelle surmontée d'un sarcophage trône au milieu du cimetière, et la tombe de Théodore Dehaese, un jeune pompier, mort en 1853 à l'âge de 24 ans, lors de l'incendie des entrepôts. Située le long du mur, dans le prolongement de la conservation, elle est encadrée d'une grille argentée et est honorée chaque année par les sapeurs pompiers de la caserne de Reuilly.








2 - Le cimetière de Picpus

35 rue de Picpus

Métro Nation.


   Créé au coeur de la tourmente révolutionnaire, c’est l’unique cimetière privé de Paris.

   Aménagé sur une partie des jardins de l’ancien couvent des Chanoinesses de Saint-Augustin, il se compose d’un enclos fermé au public et d’un petit cimetière contigu, visitable sur rendez-vous.

   L’enclos abrite deux fosses communes où ont été entassés les corps des 1 306 personnes guillotinées place de la Nation (ex place du Trône), entre le 14 juin et le 21 juillet 1794.

   Le cimetière est réservé aux seuls membres des familles des victimes, essentiellement des descendants de la noblesse d’Ancien Régime, qui ont racheté, en souscription, la propriété en juin 1802.

   La tombe la plus célèbre est celle de La Fayette, sur laquelle flotte en permanence le drapeau américain.








3 - Le cimetière Sud de Saint-Mandé

Rue du Général-Archinard

Métro Porte-Dorée


   Aménagé en 1878 sur une partie des terrains militaires qui formaient la zone non aedificandi qui s’étendaient devant l’enceinte fortifiée de Thiers, le cimetière Sud de Saint-Mandé à été annexé à la capitale en 1919, au moment où commencèrent les travaux de démolition des « fortifs ».

   Avec une superficie d’environ trois hectares, il est planté de 200 arbres, principalement des marronniers, et compte plus de 10 000 concessions.

   Destiné aux habitants de Saint-Mandé, il abrite les tombes du chanteur Paulus (1ère div.), de l’auteur dramatique Jules Moinaux, le père de Georges Courteline (2e div.) ou encore du dessinateur Alfred Grévin, le créateur du musée qui porte son nom.

   Sans oublier la statue en bronze du lutteur Calixte Delmas, mort en 1927 à l’âge de 21 ans, qui orne sa tombe, oeuvre du sculpteur Raymond Sudre.







4- Le cimetière Ancien

Avenue de Gravelle, derrière le Vélodrome municipal

Métro Porte de Charenton


   Le cimetière Ancien, qui forme une enclave d’un hectare à la lisière sud du bois de Vincennes a été ouvert en 1848.

   Dépendant toujours de la ville de Charenton, c’est un véritable havre de paix.

   L’unique cimetière intramuros établi dans un bois.

   On peut y admirer le buste d’Arthur Dussault, peintre et homme politique, maire de la commune de 1919 à 1925 ; la sépulture de Victor Raymond Cordioux dit Raymond Cordy (1898-1956), acteur français ou encore celles des peintres Louis Toffoli (1907-1999) et Yo Savy (1911-2003), la fille de Marcel Duchamp.








5 - Le cimetière de Valmy

102, avenue de la Porte de Charenton

Métro Porte de Charenton


   D’une superficie d’environ deux hectares, le cimetière de Valmy fut ouvert en 1906 sur la zone non aedificandi des fortifications, qui a été annexée à Paris par la loi du 19 avril 1919.

   Néanmoins, le cimetière de Valmy dépend toujours de Charenton-le-Pont.

   Vaste terrasse rectangulaire aux allées bordées de marronniers taillés, signalons ici la tombe de Louis-Joseph Ramon (1791-1871), le médecin-chef de la Maison de santé de Charenton, qui veilla le marquis de Sade la nuit de sa mort et suivit son enterrement (10e div.) et le monument élevé en 1988 « à la mémoire des gendarmes d’Ouvéa et de leurs camarades », au nord-est de la nécropole.






© Jacques Barozzi.




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L’enfance abandonnée SQUARE TROUSSEAU (3 757 m2) - 1906 Rue du Faubourg-Saint-Antoine, rue Théophile-Roussel, rue Antoine-Vollon, rue Charles-Baudelaire Métro : Ledru-Rollin Situé au coeur du quartier des artisans et marchands de meubles du Faubourg-Saint-Antoine, le square Trousseau a succédé à l'ancien hospice des Enfants-Trouvés, devenu hôpital Trousseau en 1880 et démoli en 1902. Il honore la mémoire du médecin français Armand Trousseau (1801-1867), dont le nouvel établissement qui porte son nom a été reconstruit avenue du Docteur-Arnold-Netter, dans le XIIe arrondissement.
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En revenant de l’éclipse Chedly, Vita et moi sommes allés observer l’éclipse sur l’esplanade du Château de Vincennes, hier soir. 
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L’Hôtel de Paris est le plus ancien des hôtels de Trouville (Calvados) et ses alentours. Construit en 1840 par Isidor Desseaux pour répondre à la demande des touristes mondains. Oublier la canicule Du 18 au 21 juillet, Chedly, Vita et moi, accompagnés de ma petite soeur Marinette, venue nous rendre visite à Paris, nous sommes partis passer un week-end tonifiant à Trouville afin de sortir de la torpeur caniculaire. Là, nous avons trouvé refuge dans un agréable appartement de trois pièces, aménagé dans l’ancien hôtel de Paris, rue de Paris. 
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En attendant la sortie du soir, Vita ronge son os au fond de la salle de bain. Vita et les filles de joie À cause de (ou grâce à) Vita, Chedly et moi entretenons des relations courtoises avec les deux travailleuses du sexe, qui officient quotidiennement dans notre quartier à la nuit tombée. Elles se tiennent habituellement dernière notre groupe d’immeubles en lisière du cimetière Sud de Saint-Mandé. Un endroit discret à souhait du XIIe arr., entre le périphérique et le bois de Vincennes. Chaque fois qu’elle les croise, au cours de la dernière promenade hygiénique du soir, Vita se jette sur elles, leur fait la fête et exige sa part de caresses en retour. Ce qu’elles font bien volontiers. Il y a d’abord Claudia, une créature improbable dont je ne saurais dire avec précision l’âge exact et à quel sexe elle appartient. Une marocaine à la voix rauque, une perruque posée de travers sur le crâne, en jupe courte noire en latex et bas résille filés. Je ne l'ai jamais vue sans une canette de bière à la main. Les yeux et les pommettes outrageusement fardés, masquant parfois de gros hématomes. Quand elle aperçoit Vita, elle se précipite vers elle, s’exclamant d’une voix pâteuse : « Ah, Vita, tu me reconnais ! Toi tu m’aimes ! Oui, t’es belle, ma fifille ! Moi aussi, je t’aime ! » Avec elle, la conversation, ou plutôt le monologue car je ne lui pose pas de questions, se réduit à quelques banalités sur le thème de la fidélité des chiens, meilleurs amis des hommes, etc. Et puis il y a Olga, une jeune femme d’allure plus sobre et d’un caractère plus déterminé, avec laquelle, malgré son mauvais français, nous pouvons échanger quelques mots. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle est Bulgare, pays où elle a laissé sa fille d’une dizaine d’années en garde à sa mère, pour venir travailler à Paris, et qu’elle réside du côté de Pantin. Par quel réseau est-elle arrivée jusqu’ici ? J’ai cru remarquer qu’un jeune type, fumant une cigarette, nous observait parfois dans l’ombre, de loin, durant nos échanges. Elle c’est une gagneuse, sérieuse et toujours fidèle au poste, alors que Claudia disparait souvent durant plusieurs jours. Vita lui sautille aussitôt sur les jambes, lui lèche longuement les mains tandis qu’elle la caresse en lui disant : « Oui, tou é sage Vita, oui tou é belle ! » Mais quand elle la voit farfouiller dans le caniveau, elle n’hésite pas à la gronder : « Non, pas manger ça, Vita, ça sale, toi après malade ! » Et à ma grande surprise, je constate que Vita ne se le fait pas redire deux fois. Comme quoi on peut-être p... mais respectée !
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Lumineuse et discrète Nathalie Baye Le 24 avril 2024, après la messe de funérailles à l’église Saint-Sulpice (6e arr.), Nathalie Baye a été inhumée en toute discrétion dans la 18e division du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Un enterrement à son image. Organisé par sa fille Laura Smet, qu'elle a eue avec Johnny Hallyday en 1983, l’actrice a rejoint sa dernière demeure entourée seulement de ses proches. Révélée par François Truffaut dans La nuit américaine (1973), Nathalie Baye a tourné dans plus de quatre-vingts longs métrages réalisés par les plus grands cinéastes du moment. De François Truffaut à Jean-Luc Godard, de Diane Kurys à Tonie Marshall, de Claude Sautet à Marco Ferreri ou Claude Chabrol, Bertrand Blier, Xavier Beauvois, Steven Spielberg, Xavier Dolan ou encore Guillaume Canet. Compagne de Philippe Léotard, auquel elle donna la réplique dans La Balance de Bob Swaim, en 1982, et de Johnny Halliday, avec lequel elle partagea l’affiche du film Détective de Jean-Luc Godard, en 1985, Nathalie Baye, quatre fois césarisées, eut pour partenaires les acteurs les plus en vue, tels Gérard Depardieu, Alain Delon ou Leonardo DiCaprio.