
Chronologie des îles où j’ai accosté
Au commencement pour moi il y eut les îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat, à Cannes, où nous allions nous baigner et pique-niquer en famille.
Vers dix-sept ans, à l’occasion de mon premier séjour à Paris, je découvris l’île de la Cité et l’île Saint-Louis. Et aussi l’allée aux Cygnes.
J’étais encore lycéen lorsque en fin de saison, après avoir travaillé tout l’été comme garçon de café, je m’offris quelques jours de repos bien mérités à Londres, en Grande Bretagne, qui est aussi une île.
L’année suivante, je me rendis pareillement à Venise, d’où je visitai le Lido, le cimetière marin de San Michele et l’île de Murano.
A l’été 1974, âgé de 22 ans, je parvins à me faire embaucher, sur ma bonne mine et mon corps athlétique, comme marin, moi qui n’avait jamais navigué jusqu’alors, à bord du « Senouire ». Un élégant deux mâts de 18 mètres de long, à la coque laquée bleue outre mer, aux voiles blanches et au pont en bois de tek blond. Ce fut le début d’un beau voyage initiatique de plus de deux mois.
Fin juin, avec trois autres jeunes de mon âge (deux garçons et une fille), le capitaine-propriétaire du bateau et sa compagne, nous embarquâmes au port Vauban d’Antibes, pour un long périple qui nous conduisit d’une traite à Sidi Bou Saïd, dans la baie de Tunis, ensuite jusqu’à Ágios Nikólaos, en Crête, et de là, à travers les principales îles des Cyclades, jusqu’à Bodrum, au sud de la Turquie.
Au retour, nous passâmes par d’autres îles des Cyclades, visitâmes Ios, Rhode dite « l’île aux roses », longeâmes Ithaque, puis traversâmes les détroits de Corinthe et de Messine, passâmes au large des îles Lipari, de la Sardaigne et aperçûmes enfin les côtes de la Corse.
Frais émoulu de l’école de journalisme de la rue du Louvre, à Paris, je fus invité à participer à un voyage de presse d’une semaine, tous frais payés, à Pointe-à-Pitre et en profitai pour sillonner la Guadeloupe de long en large.
Avec mon ami Alain, je découvris l’île de Ré, qui n’était pas encore reliée par un pont au continent, et où j’attrapai mon premier coup de soleil, puis l’île de Majorque aux Baléares.
Plus tard, nous séjournâmes à Capri, où rien n’est jamais fini, et visitâmes la Sicile : Palerme, Agrigente, Catane et Taormina.
Nous avons séjourné plusieurs fois à Londres, l’ultime fois à l’occasion de l’entrée en fonction de l’Eurostar, que nous étrennâmes.
Enfin, à l’occasion d’un week end à Paimpol, nous allâmes passer une journée dans l’île de Bréhat.
Avec Antonio, qui me fit découvrir son pays natal, le Portugal, via Lisbonne et ses environs, je suis retourné en Corse, du côté d’Ajaccio.
Un autre été, j’ai rejoint ma mère et la famille de mon frère José, dans une maison qu’il avait louée à Porto Vecchio.
Au début du millénaire, avec mon ami d’enfance Jean-Louis, nous sommes partis avec sa voiture en villégiature dans le Cotentin, d’où nous avons embarqué à Granville pour l’île de Guernesey.
Tandis qu’avec mon compagnon Chedly, nous sommes partis en vacances à Djerba, puis en Corse, à Bonifacio. De là, nous allions souvent passer la journée à la plage dans les îles Lavezzi et un jour nous avons poussé une pointe jusqu’en Sardaigne.
Nous sommes également allés en Grèce : Paros, Delphes, Mykonos, Santorin. Et aussi à Ibiza aux Baléares. Ou encore, durant plusieurs années, en hiver comme en été à Gran Canaria, aux Canaries.
Plus récemment, à l’ile des Princes, au large d’Istanbul, puis en Thaïlande, à Kho Samui et Kho Tao.
De nouveau en Grande Bretagne, afin de passer le Noël à Glasgow.
Et tout dernièrement, entre deux confinements de l’année 2020, nous nous sommes rabattus prudemment sur les îles d’Or, au large d’Hyères, tout spécialement à l'île du Levant, situées à mi-chemin entre Toulon, sa ville natale, et Cannes, la mienne, où je n’étais jamais venu auparavant et me suis dit qu’il n’était pas nécessaire d’aller si loin pour retrouver le Paradis !

Depuis le fort du Masque de Fer à l'île Sainte-Marguerite, face à la baie de Cannes.

L'abbaye de l'île Saint-Honorat.






