
Le 24 août 1944, les Cannois accueillent les soldats américains venus libérer le sud de la France.
Mon cousin ce héros
Mon père était le cadet des enfants de mes grands-parents paternels et il s'est marié à quarante ans.
Si bien qu'il y avait entre mes cousin(e)s germain(e)s et moi une bonne génération de différence.
Parmi ceux-ci, il me faut évoquer, au premier chef, mon cousin Marius Mascarello (1918-2005).
Surnommé Yuyu, il était le fils de Louis Mascarello et de Henriette Barozzi, une soeur aînée de mon père.
Pêcheur de son état, je le croisais souvent dans la maison de ses parents, au n°10 de la rue du Suquet.
Il ne parlait jamais de ses faits d'armes dont il conservait un leger boitement.
Entré très tôt dans la Résistance, il fut blessé lors des combats pour la Libération de Cannes le 23 août 1944.

Tout juste remis de ses blessures, Marius Mascarello, dévoile la stèle en hommage à ses camarades morts au combat. (article de Cannes Riviera, 12 septembre 1944.)
Le 23 août 1944, face aux tirs d’obus allemands, deux résistants cannois des Forces françaises libres (FFL), Henri Bergia et Francis Tonner sont morts au pont de Saint-Cassien, aux côtés de huit parachutistes américains, tandis que Marius Mascarello et plusieurs soldats seront grièvement blessés.
Les combats furent violents et les dépouilles déchiquetées de Francis Tonner et Henri Bergia, n'ont jamais été identifiées.

En août 1944, les premiers soldats américains de l’opération Dragoon débarquèrent dans le sud de la France.
L’assaut militaire commença par la mer et se poursuivit dans les airs.
Au total, les Alliés mobilisèrent plus de 500 000 hommes dont presque 20 000 perdirent la vie.
Le diaporama ci-joint relate cet épisode :

Francis Tonner à gauche et Henri Bergia. Outre la stèle qui leur rend hommage, deux rues de Cannes portent aujourd'hui leurs noms.






