
« La Vénus électrique » de Pierre Salvadori, avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons.
Les programmes de la compétition officielle du Festival de Cannes se concoctent à l’égal des menus d’un restaurant de prestige.
Le film d’ouverture se doit d’avoir la succulence d’une mise en bouche appétissante, susceptible d’éveiller l’appétit du spectateur en perspective du long festin à venir.
Un festin d’une dizaine de jours où seront savamment distillées les pièces maitresses les plus surprenantes, accompagnées des oeuvres les moins éblouissantes en guise de plats d’accompagnements.
Le meilleur moyen d’éviter la saturation indigeste, d’une part, ou la déception, de l’autre.
Selon ce principe, « La Vénus électrique » se révèle être un film d’ouverture parfait.
Goûteux et léger tout à la fois.
Plutôt dans le répertoire de la gastronomie traditionnelle que dans la tendance de la nouvelle cuisine.
Dans le genre des films d’époque adaptés des romans feuilletonesques d’un Pierre Lemaitre mais à la sauce primesautière et virevoltante d’un Georges Feydeau.
Une pochade amusante, intelligente et bien enlevée sur le thème des illusions amoureuses dans le milieu des artistes montmartrois de la fin des années 1920.
Avec un scénario à rebondissement, qui se décline comme une poupée russe, et nous tient en haleine de bout en bout.
Anais Demoustier est espiègle en diable, Pio Marmaï tendrement romantique et sexy et Gilles Lellouche s’impose par sa calme et massive présence.
Prudemment présenté en hors-compétition, le film de Pierre Salvadori ne risque de souffrir d’aucune déception à l’arrivée.
Dommage, car « La Vénus électrique » a reçu un accueil enthousiaste de l’ensemble de la presse.
Etonnant, non, pour une oeuvre plus académique qu’innovante ?
https://www.youtube.com/watch?v=z0_HnBD7XuM








