
Légende 1 : Claude Lelouch est né au Festival de Cannes en 1966, avec une Palme d’or dans son berceau par la grâce de Un homme et une femme, avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignan. Cinéaste de l’amour, à la caméra virevoltante traduisant le rythme frénétique du « Daba Dabada Daba Dabada » des coeurs de ses personnages, Claude Lelouch a connu ensuite une éducation plus problématique sur les bancs de la Croisette. En 1968, il figurait en bonne place parmi les contestataires qui parviendront à interrompre le Festival de Cannes. En 1972, son film en compétition L’aventure, c’est l’aventure fut fraîchement accueilli et en 1974, avec Toute une vie, présenté hors compétition, il fut passablement chahuté. Au point que cette année-là il déclara : « Tous les gens qui viennent à Cannes sont maso. On ne peut pas venir ici si on est normal. C’est une foire. Toutes les personnes qui pensent que Cannes est autre chose qu’un grand cirque ne sont jamais venues. » Au fil du temps et des films, les choses s’arrangeront toujours entre ce fils de Cannes et son Festival. Une histoire passionnelle, avec ses hauts et ses bas, qui perdure aujourd’hui encore.

Légende 2 : Venu trois fois en compétition et huit fois hors compétition, Claude Lelouch revint notamment à Cannes vingt ans après Un homme et une femme, en 1986, toujours avec ses deux acteurs fétiches, pour présenter Un homme et une femme : Vingt ans déjà, puis en 2019 pour Les Plus Belles Années d'une vie, bouclant ainsi sur plus d’une cinquantaine d’années la boucle de cette exceptionnelle trilogie cinématographique de la vie.

Légende 3 : 2025 marque la consécration suprême de Claude Lelouch au Festival de Cannes. Avec l’affiche officielle de la manifestation dont les organisateurs eux-mêmes précisent que : « Parce que cette étreinte (l’anagramme d’éternité !) est sans doute la plus célèbre du 7e Art, parce qu’on ne peut séparer un homme et une femme qui s’aiment, parce qu’on ne peut séparer cet homme-là de cette femme-là, le Festival de Cannes choisit pour la première fois de son histoire de présenter une double affiche officielle. Un homme et une femme. En regard, mais réunis. » Reconnaissant, Claude Lelouch ne manque plus de vanter désormais les qualités dudit Festival : « Il permet au public de découvrir des longs métrages qu’il n’aurait jamais eu l’idée, ou le courage, d’aller voir autrement. Mais il ne faut pas que Cannes devienne une foire. Pour le moment, le Festival se donne beaucoup de mal pour avoir les meilleurs films de l’année. C’est le plus bel endroit du monde pour tous les réalisateurs débutants et un endroit risqué pour les metteurs en scène consacrés. » Attention à la prochaine dispute !








