
Légende 1 : Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Brigitte Bardot ne fut pas une inconditionnelle du Festival de Cannes, qu’elle fréquentait plus par plaisir personnel que par obligation professionnelle. Mais sa première apparition sur la Croisette fut si percutante et sa photogénie si parfaite que les rivages cannois s’en souviennent encore. C’est en 1953 que la toute jeune épouse de Roger Vadim, qui n’était pas encore réalisateur mais journaliste à Paris Match, vint pour la première fois au Festival de Cannes. Elle n’avait alors aucun film à promouvoir sinon à jouer les starlettes en bikini et participer aux multiples fêtes de cette manifestation bon enfant, telle qu’elle était encore à ses débuts. Cette année-là, elle y croisa Errol Flynn et Kirk Douglas. Elle avait rencontré ce dernier quelques mois plus tôt sur le tournage de Un acte d'amour d’Anatole Litvak, film dans lequel elle avait décroché un petit rôle. Autant de prétextes à d’inoubliables photos de plages.

Légende 2 : Avant que Vadim ne créa Bardot, les divinités méditerranéennes avaient déjà donné naissance à une future déesse. En témoigne cette joyeuse complicité entre l’apprentie starlette de 18 ans et l’acteur américain Kirk Douglas, âgé de 37 ans, venu présenter Les Ensorcelés de Vincente Minnelli au Festival de Cannes 1953. Les années suivantes, Brigitte Bardot revint régulièrement à Cannes, jusqu’en 1956, estimant alors que la fête ne l’amusait plus.

Légende 3 : En 1967, la petite starlette des années 1950, devenue la star internationale aux initiales BB, accepta de revenir au Festival de Cannes, où elle n’avait plus remis les pieds depuis onze ans. Elle avait accepté « contrainte et forcée » d’y accompagner son mari Gunther Sachs, qui désirait présenter un documentaire sur les animaux qu’il avait tourné en Afrique. Bardot déclara par la suite, que ce fut une soirée d’hystérie : « Ballotée, écrasée, pressurée, j’ai vécu un cauchemar. Le service d’ordre était débordé. » Depuis, elle n’y est plus jamais revenue. Cannes ne lui en tient pas rigueur et la ville, reconnaissante, a même donné son nom à l’une des plus grandes plages publiques de la Croisette.








