
« À voix basse » de Leyla Bouzid, avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau et Selma Baccar.
Lilia, une ingénieure trentenaire tunisienne vivant en France avec sa petite amie Alice, retrouve le clan familial réuni dans la maison de sa grand-mère maternelle à Sousse à l’occasion des funérailles de son oncle Daly.
Un homosexuel non avoué, qui vivait chez sa mère, et dont on a retrouvé le corps nu dans la rue.
Confrontée à ses propres souvenirs d’enfance, Lilia, accompagnée d’Alice, qu’elle dépose à l’hôtel et présentera plus tard à sa famille comme sa colocataire, va chercher à éclaircir les circonstances de la mort soudaine de son oncle.
Mettant au jour les secrets de cette maisonnée bourgeoise, qui ne se prononcent généralement qu’à voix basse, sur des moeurs qui ne se disent pas, vont nous être peu à peu révélés.
Reflet de la société patriarcale tunisienne, ce film social, tout en finesse et sensibilité sur un sujet hautement épineux en pays musulman, nous est ainsi conté.
Un film pas spécialement novateur dans le fond ni dans la forme, mais particulièrement efficace et toujours nécessaire.
Un scénario sans manichéisme aucun, développé autour de trois générations de femmes déterminées et émouvantes et d’actrices tout aussi convaincantes, qui nous montre que l’homosexualité reste un sujet tabou fortement ancré dans la société tunisienne.
Notamment l'homosexualité masculine, qui demeure un délit passible d’emprisonnement selon la loi, tandis que l’homosexualité féminine, elle, n’est pas prise en considération.
https://www.youtube.com/watch?v=yMmCO52bIC4








