
« Pillion » de Harry Lighton, avec Harry Melling, Alexander Skarsgård, Lesley Sharp et Douglas Hodge.
Ray, un superbe biker blond, viril et autoritaire, rencontre Colin, un jeune brun quelconque, prédisposé à la soumission.
Dès lors commence entre eux une romance sadomasochiste, sans nuance de ton, où le dominateur, va initier son partenaire aux rites codifiés propres à leur rituel consacré.
Une relation particulière où l’adoré, « beau comme un dieu », doit imposer en toute rigueur sa loi à son adorateur consentant.
Un amour possible mais strictement non égalitaire, sous peine de dissolution du sentiment amoureux.
Premier long métrage du réalisateur britannique Harry Lighton, « Pillion » présenté dans la section Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes à été récompensé du Prix du scénario.
Précisons encore qu’en anglais, le mot pillion désigne la place du passager sur une moto.
C’est le terme utilisé pour désigner la personne qui s’assoit à l’arrière.
Chez les motards gays, cette place arrière est teintée d’une connotation de soumission.
Un scénario drôle, qui pose de bonnes questions et, au bout du compte, plus universel qu’il n’y parait.
La problématique évoquée ici étant inhérente en effet au machisme originel qui sous-tend les couples en général, bien au-delà du genre de ses partenaires.
Mais, une fois le postulat posé et illustré, le film ne m’a pas pleinement convaincu sur la pertinence de son propos.
Probablement pour le manque de goût personnel dans les rapports de force en amour ou en amitié...
https://www.youtube.com/watch?v=CKUvav6cJOs







