
« Un jour avec mon père » de Akinola Davies, avec Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo et Godwin Egbo.
Dans une grande maison de la campagne nigériane, avec son frère aîné, un garçon se souvient.
Leur mère travaille au village voisin et leur père s’apprête à partir à Lagos, réclamer à son employeur les quatre mois de salaire en retard qu’il lui doit.
Tandis que le père s’active durement en usine pour assurer le bien être de sa petite tribu, ses fils lui reprochent d’être toujours absent.
Ce jour-là, contre toute attente, il décide de les amener avec lui.
C’est, pour eux, l’occasion unique de découvrir la capitale.
Et pour nous d’assister, à leur suite, à un double portrait.
Le portrait d’une famille et le portrait d’un pays.
Un film sous forme de beau voyage dans le Nigéria de la crise électorale de 1993, où les militaires n’hésitèrent pas à saborder le vote démocratique des électeurs, qui leur était défavorable, pour maintenir à tout prix le régime autoritaire au pouvoir.
Une journée particulière, tant sur le plan politique que personnel, dont le frère cadet, Akinola, aura bien des raisons de se souvenir, une fois devenu cinéaste…
Le jeu expressif des comédiens, une caméra virevoltante, des images syncopées, des situations chaotiques, fortes en émotion, autant de raison pour voir ce film dont la qualité première est, indéniablement, son authenticité.
Présenté dans la section Un Certain Regard, « Un jour avec mon père » du réalisateur britanico-nigérian Akilona Davies, 40 ans, a obtenu la Camera d’Or lors du Festival de Cannes 2025.
On ne pouvait pas trouver mieux pour ce film au regard si sûr et à la camera virtuose !
https://www.youtube.com/watch?v=iD0k9DB8KsM







