9e arrondissement


Fontaine de la Trinité

Square de la Trinité, place Estienne-d’Orves

Métro : Trinité-Estienne-d’Orves


L’église et le square de la Trinité ont été aménagés à l’emplacement de l’ancien hameau des Porcherons, un lieu-dit limitrophe de la ville où s’étaient regroupés au XVIIIe siècle de nombreux cabarets et gargotes, dont la célèbre « Grande Pinte ». 

Sous le second Empire, ce quartier, nouvellement intégré dans la capitale, fut profondément modifié : des maisons furent arasées et de nouvelles rues ouvertes. 

L’église de la Trinité, dont les travaux, confiés à l’architecte Théodore Ballu, ont commencé en 1861 et se sont achevés en 1867, fut construite de manière à offrir un point de vue et à clore la perspective de la Chaussée-d’Antin. 

En parallèle Alphand aménageait en contrebas, en 1864-1865, un beau square ovale organisé autour de trois pelouses curvilignes. 

Entre les deux, dans le corps d’une élégante balustrade en pierre, Ballu dessina cette majestueuse fontaine, tout entière bâtie autour du chiffre trois (comme Trinité). 

En effet, dans l’axe des trois larges porches de l’église, on découvre trois fontaines à triple vasque semi-circulaire. 

En surplomb se détachent trois groupes de statues dessinées par le sculpteur Francisque Duret, mais achevées après sa mort par Eugène Lequesne. 

Il s’agit des figures allégoriques de la Foi, de la Charité et de l’Espérance

On notera encore que le groupe central montre une femme accompagnée de trois enfants, avec à leurs pieds trois urnes en bronze d’où jaillit l’eau. En lieu et place où autrefois le vin coulait à flot !  


Fontaine de Trévise

Cité de Trévise

Métro : Cadet


Lotie en 1840 à l’emplacement des jardins de l’ancien hôtel de Margantin, la cité de Trévise forme une ligne brisée dont le centre s’élargit en une placette rectangulaire, bordée de maisons de style néo-Renaissance toutes dissemblables. 

Située dans le quartier résidentiel de la Nouvelle France : « Cette cité offre la retraite la plus agréable au milieu du bruit des affaires et des plaisirs », affirmait son promoteur dans un prospectus daté de 1844. 

Elle était fermée à ses deux extrémités de grilles aujourd’hui disparues. Mais l’on peut toujours voir, au cœur du jardinet clos central, la fontaine réalisée à cette époque par le sculpteur Francisque Duret. 

Trois gracieuses nymphes de bronze, moulées à l’antique en un subtil drapé, y supportent une coupelle d’où l’eau retombe en pluie dans la grande vasque placée sous leurs pieds. 


Fontaine Cardinal Mercier

Rue du Cardinal-Mercier

Métro : Liège ou Place de Clichy


La rue du Cardinal-Mercier s’achève en une impasse au fond de laquelle se dresse une superbe fontaine visible depuis la rue de Clichy. 

On ne connaît ni la date exacte de sa construction ni le nom de son concepteur. 

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que cette voie privée du quartier de la Nouvelle Athènes, fut ouverte en 1879 à l’emplacement de l’ancienne prison pour dettes de Clichy. 

Elle s’appelait à l’origine rue Nouvelle, avant d’être rebaptisée en 1926 du nom du cardinal-archevêque de Malines, Joseph Mercier (1851-1926). 

Cette fontaine monumentale en pierre, dotée de deux vasques et d’un bassin semi-circulaires, est constituée d’une niche en cul de four encadrée de deux colonnes composites à bossages de cannelures et de congélations. 

Celles-ci supportent une corniche à redents, surmontée d’un fronton en arc de cercle au centre duquel est sculptée une tête de dieu marin. 

Sous la partie supérieure de la niche, ornementée d’un coquillage bordé de stalagmites, une tête de lion crache l’eau qui cascade jusqu’au bassin inférieur, laissant deviner au passage, sous la plus grande vasque, une tête d’animal fantastique. 


Fontaine Stevens

Rue Alfred-Stevens

Métro : Pigalle


Cette insolite fontaine en pierre, adossée au centre du mur au bout de la rue Alfred-Stevens, présente au passant, à défaut d’eau, un bassin semi-circulaire débordant de lierre. Cette voie en impasse, reliant toutefois la rue des Martyrs au boulevard de Clichy à travers l’étroit passage homonyme situé à droite de la fontaine, a été aménagée sur la propriété du peintre belge Alfred Stevens (1828-1906), dont elle honore la mémoire. 

La fontaine, érigée en 1933, s’orne d’un mascaron à tête de dieu marin. 

Il est coiffé d’un socle destiné à accueillir une statue aujourd’hui disparue (celle d’Alfred Stevens ?). Au-dessus de la niche plate, une petite tête d’animal étrange surmontée d’une palme et d’un coquillage complète ce pittoresque décor.  


Fontaine Pigalle

Place Pigalle

Métro : Pigalle


La très touristique place Pigalle, à la frontière de l’arrondissement, s’orne d’une fontaine immortalisée par le lancinant refrain de la chanson de Georges Ulmer : « Un p’tit jet d’eau/Une station de métro/Entourées de bistrots/Pigalle !... » 

Certes, si un imperceptible jet d’eau s’élève bien depuis la vasque centrale, une multitude d’autres dansent en cadence tout autour de lui dans le grand bassin circulaire ! 

Et cela depuis 1862-1863, période durant laquelle l’architecte Gabriel Davioud installa la fontaine sur l’ancienne place de la Barrière-de-Montmartre, rebaptisée du nom du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle l’année suivante.




10e arrondissement


Fontaine Alban-Satragne

Square Alban-Satragne, 107 bis rue du Faubourg-Saint-Denis

Métro : Gare de l’Est


Le square Alban-Satragne a été aménagé en 1963 à l’emplacement d’une partie de l’ancienne prison Saint-Lazare. 

Bâti sur le site d’une léproserie, ce célèbre établissement pénitencier parisien, dont le nom proviendrait en fait d’une déformation de Saint-Ladre, resta en activité jusqu’en 1935. 

Transformé en prison de femmes peu après la Révolution, c’est là qu’étaient généralement conduites les prostituées arrêtées sur la voie publique. 

Il n'en reste aujourd'hui que quelques rares vestiges, dont la chapelle construite par le père de l’architecte Baltard en 1824, toujours visible au fond du square. 

Est-ce pour effacer l’atmosphère originelle particulièrement austère de ces lieux, que la municipalité installa, en 1990, la fontaine ludique qu’y nous y accueille désormais ? 

Précédée de deux murets recouverts de mosaïques multicolores, celle-ci, au centre du jardin, se présente sous la forme d’un bassin rond contenant un cône coiffé en son sommet d’une ronde de petits jets joyeux. 

Le même motif d’oiseaux lunaires à la Miro, rencontré à l’entrée, s’y déploie ici en toute liberté, ainsi qu’au pied des bancs alentour. 

Mais dans la fontaine, les carreaux de céramique aux couleurs vives sont parcourus d’un léger voile d’eau, que semblent tout spécialement apprécier les pigeons du quartier.


Fontaine de la Descente au Paradis

Hôpital Saint-Louis, avenue Claude-Vellefaux

Métro : Goncourt


Le hall d’accueil du nouvel hôpital Saint-Louis s’organise autour d’une vaste fontaine, réalisée en 1983 par Michèle Blondel. 

Baptisée la Descente au Paradis, celle-ci est formée d’un grand bassin rectangulaire dont le fond descend en pente raide jusqu’à l’étage inférieur, en soubassement. 

Là sont alignés quinze blocs de cristal de Baccarat, teintés de gris et de bleu foncé. 

Tout autour, des groupes de trois colonnes aux couleurs vives, oeuvres du sculpteur Guy de Rougemont, diffusent chaleur et lumière sur cette étonnante création contemporaine. 

C’est à Michèle Blondel que l’on devait également la fontaine Aqua Candida, installée en 1988 au centre de la cour d’Honneur de la gare de l’Est. 

Démontée lors des récents travaux de rénovation, elle n’a pas été remise en place.  

Texte et photos : © Jacques Barozzi

par Jacky Barozzi 12 juin 2026
En attendant la sortie du soir, Vita ronge son os au fond de la salle de bain. Vita et les filles de joie À cause de (ou grâce à) Vita, Chedly et moi entretenons des relations courtoises avec les deux travailleuses du sexe, qui officient quotidiennement dans notre quartier à la nuit tombée. Elles se tiennent habituellement dernière notre groupe d’immeubles en lisière du cimetière Sud de Saint-Mandé. Un endroit discret à souhait du XIIe arr., entre le périphérique et le bois de Vincennes. Chaque fois qu’elle les croise, au cours de la dernière promenade hygiénique du soir, Vita se jette sur elles, leur fait la fête et exige sa part de caresses en retour. Ce qu’elles font bien volontiers. Il y a d’abord Claudia, une créature improbable dont je ne saurais dire avec précision l’âge exact et à quel sexe elle appartient. Une marocaine à la voix rauque, une perruque posée de travers sur le crâne, en jupe courte noire en latex et bas résille filés. Je ne l'ai jamais vue sans une canette de bière à la main. Les yeux et les pommettes outrageusement fardés, masquant parfois de gros hématomes. Quand elle aperçoit Vita, elle se précipite vers elle, s’exclamant d’une voix pâteuse : « Ah, Vita, tu me reconnais ! Toi tu m’aimes ! Oui, t’es belle, ma fifille ! Moi aussi, je t’aime ! » Avec elle, la conversation, ou plutôt le monologue car je ne lui pose pas de questions, se réduit à quelques banalités sur le thème de la fidélité des chiens, meilleurs amis des hommes, etc. Et puis il y a Olga, une jeune femme d’allure plus sobre et d’un caractère plus déterminé, avec laquelle, malgré son mauvais français, nous pouvons échanger quelques mots. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle est Bulgare, pays où elle a laissé sa fille d’une dizaine d’années en garde à sa mère, pour venir travailler à Paris, et qu’elle réside du côté de Pantin. Par quel réseau est-elle arrivée jusqu’ici ? J’ai cru remarquer qu’un jeune type, fumant une cigarette, nous observait parfois dans l’ombre, de loin, durant nos échanges. Elle c’est une gagneuse, sérieuse et toujours fidèle au poste, alors que Claudia disparait souvent durant plusieurs jours. Vita lui sautille aussitôt sur les jambes, lui lèche longuement les mains tandis qu’elle la caresse en lui disant : « Oui, tou é sage Vita, oui tou é belle ! » Mais quand elle la voit farfouiller dans le caniveau, elle n’hésite pas à la gronder : « Non, pas manger ça, Vita, ça sale, toi après malade ! » Et à ma grande surprise, je constate que Vita ne se le fait pas redire deux fois. Comme quoi on peut-être p... mais respectée !
par Jacky Barozzi 5 juin 2026
 La mort de Ambre Il y a un an et demie, Vita, tout juste sevrée, entrait dans notre vie. Elle était accueillie par Ambre, la chienne ariégeoise de ma soeur Marinette. Aujourd'hui, Ambre, 14 ans, est partie...
par Jacky Barozzi 24 mai 2026
Vita prend le frais Samedi 23 mai 2026, en haut des marches cascadantes d'eau de la fontaine du parc de Bercy.
par Jacky Barozzi 23 mai 2026
Vita prend le téléphérique Par un bel après-midi pré caniculaire, je suis partie en promenade avec Chedly et Jacky. Nous avons pris la ligne 8 du métro à la station Porte-Dorée en direction de Créteil. Au terminus Créteil-Pointe-du-Lac nous nous sommes dirigés vers une station de métro ou de RER toute neuve, que je ne connaissais pas ? 
par Jacky Barozzi 26 avril 2026
Lumineuse et discrète Nathalie Baye Le 24 avril 2024, après la messe de funérailles à l’église Saint-Sulpice (6e arr.), Nathalie Baye a été inhumée en toute discrétion dans la 18e division du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Un enterrement à son image. Organisé par sa fille Laura Smet, qu'elle a eue avec Johnny Hallyday en 1983, l’actrice a rejoint sa dernière demeure entourée seulement de ses proches. Révélée par François Truffaut dans La nuit américaine (1973), Nathalie Baye a tourné dans plus de quatre-vingts longs métrages réalisés par les plus grands cinéastes du moment. De François Truffaut à Jean-Luc Godard, de Diane Kurys à Tonie Marshall, de Claude Sautet à Marco Ferreri ou Claude Chabrol, Bertrand Blier, Xavier Beauvois, Steven Spielberg, Xavier Dolan ou encore Guillaume Canet. Compagne de Philippe Léotard, auquel elle donna la réplique dans La Balance de Bob Swaim, en 1982, et de Johnny Halliday, avec lequel elle partagea l’affiche du film Détective de Jean-Luc Godard, en 1985, Nathalie Baye, quatre fois césarisées, eut pour partenaires les acteurs les plus en vue, tels Gérard Depardieu, Alain Delon ou Leonardo DiCaprio. 
par Jacky Barozzi 3 avril 2026
Aujourd’hui Paris « Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles « Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale » (Le Monde) Faisons crédit à Emmanuel Grégoire, qui a désormais les pleins pouvoirs pour agir. Une affaire à suivre de très près. Mais il y a tant d’autres dossiers en urgence : propreté, anti communautarisme, développement d’espaces verts, une circulation et mobilité plus harmonieuse, respect et entretien du patrimoine minéral et végétal, assainissement financier de la dette, maîtrise du budget, mesures favorables au retour de la classe moyenne dans la capitale, contrôle et régularisation des risques d’un excès touristique, physique et économique… Bref, un Paris avant tout plus favorable aux Parisiens, à pied, en vélo, en auto ou en métro-bus et tramway ! 
par Jacky Barozzi 3 février 2026
La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
par Jacky Barozzi 5 janvier 2026
Le Boulevard Soult (12e arr.) sous la neige. 
par Jacky Barozzi 2 janvier 2026
Fin du week-end du Nouvel An A peine installée dans le train de retour à Paris, Vita, après une longue promenade, sous la pluie puis le soleil, sur les planches de Dauville, à l’air légèrement épuisée. Heureusement que ses deux humains, Chedly et Jacky, en reviennent, eux, regonflés d’iode et d'air marin, tout pleins d'une tonicité retrouvée... Bonne nouvelle année à tous ! 
par Jacky Barozzi 1 janvier 2026
Depuis les planches de Trouville-sur-Mer, Chedly, Jacky et Vita vous souhaitent une Excellente année 2026 !