« Toni en famille » de Nathan Ambrosioni, avec Camille Cottin, Léa Lopez, Thomas Gioria, Louise Labeque, Oscar Pauleau, Juliane Lepoureau et Catherine Mouchet.


   Après son prometteur  « Les Drapeaux de papier » (2019), réalisé à 18 ans, avec Guillaume Gouix et Noémie Merlant, le scénariste, réalisateur et monteur autodidacte Nathan Ambrosioni nous présente son second long métrage, « Toni en famille », à tout juste 24 ans.

   Offrant ainsi à Camille Cottin, actrice tardivement consacrée et déjà plus toute jeune, un superbe rôle taillé à sa mesure.

   Elle y est en effet impériale en célibattante, mère de cinq adolescents, grâce à l’intelligence sensible et au probable amour inconditionnel pour sa propre mère de ce cinéaste, natif de Grasse, dont le génie précoce n’est pas sans rappeler celui du québécois Xavier Dolan.

   Nourri de télé-réalité et de séries, Nathan Ambrosioni a imaginé cette Antonia, dite Toni, finaliste à vingt ans de la Star académie et ayant enregistré un tube aussi entêtant que ceux de Caroline de Monaco dans les années 1980.

   Une célébrité que notre juvénile Niçoise n’avait pas vraiment désirée et qui lui était tombée dessus uniquement parce qu’elle avait voulut faire plaisir à sa maman (amusant contre-emploi de Catherine Mouchet). 

   Vingt ans plus tard, la quarantaine bien entamée, qu’est donc devenue Toni ?

   Retombée dans l’anonymat, elle qui n’avait jamais vraiment joué le jeu du vedettariat et dont la vocation véritable était avant tout d’être à la tête d’une famille nombreuse, galère, comme la plupart des familles monoparentales actuelles. 

   C’est cette réalité-là, que met en scène le cinéaste, dans le style d'une comédie à forte dimension mélodramatique, au moment crucial où Toni voit déjà les ainées de ses enfants quitter le cocon familial pour poursuivre leurs études.

   Que va t-elle faire désormais de sa vie ?

   Réponse tout en tendresse et avec maestria…

https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19601658&cfilm=305325.html




par Jacky Barozzi 26 avril 2026
Lumineuse et discrète Nathalie Baye Le 24 avril 2024, après la messe de funérailles à l’église Saint-Sulpice (6e arr.), Nathalie Baye a été inhumée en toute discrétion dans la 18e division du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Un enterrement à son image. Organisé par sa fille Laura Smet, qu'elle a eue avec Johnny Hallyday en 1983, l’actrice a rejoint sa dernière demeure entourée seulement de ses proches. Révélée par François Truffaut dans La nuit américaine (1973), Nathalie Baye a tourné dans plus de quatre-vingts longs métrages réalisés par les plus grands cinéastes du moment. De François Truffaut à Jean-Luc Godard, de Diane Kurys à Tonie Marshall, de Claude Sautet à Marco Ferreri ou Claude Chabrol, Bertrand Blier, Xavier Beauvois, Steven Spielberg, Xavier Dolan ou encore Guillaume Canet. Compagne de Philippe Léotard, auquel elle donna la réplique dans La Balance de Bob Swaim, en 1982, et de Johnny Halliday, avec lequel elle partagea l’affiche du film Détective de Jean-Luc Godard, en 1985, Nathalie Baye, quatre fois césarisées, eut pour partenaires les acteurs les plus en vue, tels Gérard Depardieu, Alain Delon ou Leonardo DiCaprio. 
par Jacky Barozzi 3 avril 2026
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par Jacky Barozzi 3 février 2026
La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
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Bonjour tristesse à l’Hôtel de Ville ! A l’occasion du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015, un jardin en hommage à la mémoire des victimes vient d’être inauguré sur la place Saint-Gervais (4e arr.), au proche voisinage de l’Hôtel de Ville. Là, où s’élève devant la haute façade de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, un orme centenaire, présent et sans cesse renouvelé depuis le Moyen Âge, marquant symboliquement l’emplacement où la justice était jadis rendue. Ce nouveau jardin de 3 500 m2, plus minéral que végétal, s’organise autour de six grands blocs de granit bleu, symbolisant chacun les lieux des attentats : le Stade de France, Le Carillon / Le Petit Cambodge, La Bonne Bière / Le Casa Nostra, La Belle Équipe, Le Comptoir Voltaire et le Bataclan. Sur chaque bloc, sont gravées les noms des 132 victimes. Sans remettre en cause l’idée de trouver un site unique afin de rendre un hommage collectif à ces victimes, dont le nom figure déjà sur des plaques apposées devant chacun des lieux où les attentats se sont déroulés, on peut s’interroger sur l’opportunité de sanctuariser ainsi un espace géographique au coeur même de la capitale. Un enclos spécifique au cimetière du Père-Lachaise n’aurait-il pas mieux convenu ? Et pourquoi les seules victimes de cet attentat en particulier et non pas les nombreuses autres victimes d’attentats, des guerres civiles ou des divers combats de libération, qui ont ensanglanté l’histoire de la capitale ? A ce train-là, Paris tout entier ne serait plus qu’un vaste cimetière sous la lune !