
En attendant la sortie prochaine de la Palme d’Or et du double Prix d’interprétation féminine, deux films présentés également en compétition au dernier Festival de Cannes sont actuellement à l’affiche.
Deux oeuvres, non sans qualités, qui se laissent voir avec intérêt, portés par des interprètes loins de démériter, mais dont on peut se demander toutefois s’ils avaient leur place dans la sélection officielle de cet évènement culturel de portée internationale ?
Leur point commun est d’être les premiers longs métrages de jeunes réalisatrices françaises.
Cela bien à part, leur genre divergent totalement.
Mon premier, est une romance psychologique située entre Paris et une station balnéaire du Var.
Une fille un peu paumée (India Hair) dont la grand-mère, qui l’a élevée depuis la mort précoce de sa mère, vient de mourir à son tour, est chargée de transmettre une caisse de vieux vinyles disco à un ancien jeune homme des années 1970 (Eric Cantonna).
Un film sympathique, prétexte à un charmant voyage d’hiver dans le sud de la France et ouvrant la porte à la possibilité d’amours renaissantes hors normes.
Mon second est un thriller politico-social, nettement plus dérangeant que le film précédent.
Un huis-clos dans un hôtel particulier du 16e arr., lieu de confrontation entre une splendide femme (Soundos Mosbah) richement entretenue mais tenue sous clé par un prince saoudien et une jeune fille (Malou Khebizi) engagée à son service exclusif 24 h/24 et 7 jours sur 7.
Une relation tendue et ambiguë entre maîtresse et esclave, dont on sait que les rôles sont réversibles, pour cette version contemporaine et racisée des Bonnes (Beurettes) de Jean Genet, sur fond de luxe de classe et de cage dorée.
« Les Matins merveilleux » de Avril Besson, avec India Hair, Raya Martigny et Eric Cantona.
https://www.youtube.com/watch?v=gsnWhgyZVPI
« Le Triangle d'or » de Hélène Rosselet-Ruiz, avec Malou Khebizi, Soundos Mosbah et Ziad Bakri.
https://www.youtube.com/watch?v=psFpfpWyiUE






