En direct de mon salon. 17,1 millions de téléspectateurs pour la cérémonie de clôture contre 23,2 millions pour la cérémonie d'ouverture




Sport de rue 





   Paris, dimanche 11 août 2024



   On se souvient qu’il y a deux semaines à peine, la cérémonie d’ouverture de Paris 2024 s’était musicalement achevée par l’émouvante prestation de « L’hymne à l’amour » d’Edith Piaf, interprété sous une pluie battante du haut de la tour Eiffel par Céline Dion.

   C’est sous un soleil radieux cette fois-ci que, depuis la vasque olympique du jardin des Tuileries, Zaho de Sagazan, accompagnée du Chœur de l’Académie Haendel-Hendrix, nous a offert de sa voix cristalline « Sous le ciel de Paris », autre chanson de l’immortel répertoire de la plus populaire de nos chanteuses des rues de Paris. 

   Réalisant ainsi un superbe raccord avec cette ouverture de la cérémonie de clôture, le maître de céans Thomas Jolly allait-il pareillement nous enchanter ?

   C’est alors que nous vîmes surgir dans une élégante tenue de soirée, Léon Marchand, notre 

quadruple champion olympique de natation, athlète français le plus titré des Jeux et rebaptisé depuis lors le roi Léon.

   Il lui appartenait de droit de transférer la flamme jusqu’au Stade de France pour extinction.

   Hélas, il faut bien reconnaître qu’ensuite, le spectacle entièrement circonscrit, en direct et en huis-clos, dans les limites de ce prestigieux site sportif d’une capacité de 80 000 places, n’a pas vraiment été à la hauteur de ses promesses.

   Malgré les gradins débordants de public, la présence des 1 200 athlètes médaillés et de milliers de volontaires ayant apporté leur concours à la réussite de l’évènement, sous l’oeil impérial du président de la République, Emmanuel Macron, la cérémonie a bien vite viré à une parodie de Astérix aux Jeux olympiques

   Le soufflé est retombé et le show proprement dit a eu du mal à nous mettre le feu.

   S’enlisant ensuite dans un karaoké de chansons majoritairement françaises, allant d’Aznavour à Joe Dassin, et se poursuivant poussivement par une illustration en images de l’histoire de l’olympisme, depuis la Grèce antique jusqu’à nos jours.

   



Un moment qui aurait pu faire polémique. Les marathoniennes ont été honorées pour la première fois, alors qu'historiquement ce sont les marathoniens qui sont célébrés dans le stade pour le dernier jour des Jeux. A cette occasion, Sifan Hassan (Pays-Bas) au centre, entourée de Tigist Assefa (Éthiopie) et Hellen Obiri (Kenya), ont reçu leurs médailles respectives. Bien que le règlement du CIO stipule l'interdiction de tous signes distinctifs religieux, la tenante de la médaille d'or est apparue voilée...




   


   Plus tard, le show s’est quelque peu réanimé avec l’apparition de stars américaines, tel le groupe Red Hot, ou au moment du duo entre Angèle et Kavinsky sur « Nightcall ».

   Ou encore lorsque Anne Hidalgo à transmit, par l’intermédiaire du directeur du CIO, le drapeau olympique à son homologue de Los Angeles, Karen Bass, accompagnée de la gymnaste Simone Biles. 

   C’est alors que Tom Cruise sauta en rappel du toit du Stade de France pour récupérer à son tour le drapeau et s’offrir un bon bain de foule avant de partir à toute allure sur sa superbe moto.

   Nous eûmes droit ici à une course-poursuite effrénée dans les rues de la capitale, un embarquement sur un avion-cargo, un saut en parachute et un atterrissage en douceur à 9 000 km de la capitale, pour finir sur l’iconique panneau de la Mecque du cinéma, revêtu pour l’occasion des couleurs olympiques. 

   Un plan séquence de quelques minutes proprement hollywoodien.





Les Red Hot Chili Peppers font le show depuis Venice Beach.




   A souligner aussi la belle prestation d’Yseult, la chanteuse révélée par la Nouvelle Star en 2013, interprétant « My Way », la chanson de Frank Sinatra, adaptation en anglais du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François.

   Un autre moment fort fut, peu avant minuit, l’apparition du « roi Léon », faisant son entrée la lanterne à la main sous l’ovation du stade de France.

   C’est alors qu’aux côtés de Thomas Bach, président du CIO, et de six athlètes représentant le monde (dont Teddy Riner pour la France), il éteignit la flamme.

   Un peu de magie est réapparu enfin avec les artistes de la ville hôte des Jeux d’été 2028, quand sur Venice Beach, la fameuse plage californienne, le show s’est poursuivi en extérieur et face à la mer, avec la chanteuse pop Billie Eilish, les rockeurs des Red Hot Chili Peppers et le rappeur Snoop Dogg.

   Promesses de futurs jeux plus ouverts ?

   Le patron du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2026, qui auront lieu à Milan, a annoncé pour sa part le retour d’un show dans « un format plus traditionnel que celui organisé sur la Seine pour les Jeux de Paris.

   Il semble pourtant évident que le souhait du public soit de voir le sport descendre désormais dans la rue !





   (à suivre…)


Texte : © Jacques Barozzi et photos D.R.





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Aujourd’hui Paris « Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles « Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale » (Le Monde) Faisons crédit à Emmanuel Grégoire, qui a désormais les pleins pouvoirs pour agir. Une affaire à suivre de très près. Mais il y a tant d’autres dossiers en urgence : propreté, anti communautarisme, développement d’espaces verts, une circulation et mobilité plus harmonieuse, respect et entretien du patrimoine minéral et végétal, assainissement financier de la dette, maîtrise du budget, mesures favorables au retour de la classe moyenne dans la capitale, contrôle et régularisation des risques d’un excès touristique, physique et économique… Bref, un Paris avant tout plus favorable aux Parisiens, à pied, en vélo, en auto ou en métro-bus et tramway ! 
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La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
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