La pelouse de Reuilly reconvertie en camp militaire.




Une invitation à rester chez soi




   Paris, mercredi 24 juillet 2024


   En somme, comme au temps du Covid, les Parisiens sont vivement invités à rester chez eux !

   Ne guère s’éloigner de plus d’une dizaine de kilomètres de son logis, mais pour des raisons strictement sécuritaires et non plus sanitaires, cette fois.

   De ce point de vue, résidant dans le 12e, il me faut bien reconnaître que notre arrondissement est l’un des plus favorisés.

   Et l’un des plus verts, mettant toujours à notre disposition le bois de Vincennes, le parc de Bercy ou la Promenade Plantée.

   Bienheureux habitants du 12e, qui n’ont pas à pâtir d’amputation végétale conséquente, contrairement à d’autres arrondissements en lisière de la Seine, ainsi que j'ai pu le constater ces deux derniers jours !

   Chez nous, le site de Bercy Arena ne semble poser aucun problème majeur et la présence des JO sur notre territoire ne se fait guère ressentir, sinon par la présence des 4 500 militaires qui se sont installés dans un camp construit en 65 jours sur la pelouse de Reuilly, après avoir écourté les dates habituelles de la Foire du Trône.





   



   Ils veillent sur nous...








   Occupant au total, 309 chambres et 15 bâtiments du camp éphémère Caporal Alain Mimoun.




Rue de Charenton, avant le carrefour de la rue Taine.



   Tandis que j’écrivais cela dans le calme retrouvé de mon appartement proche de la Porte Dorée, je ne me doutais pas qu’une armée invisible avait dressé durant la nuit une double barricade métallique sur plus de 30 kilomètres autour des voies principales du 12e arrondissement et du bois de Vincennes.

   En passant le porche de mon immeuble, je fus immédiatement intrigué.

   Ce calme n’était pas normal !

   Pratiquement aucune voitures, ni bus ni tram en circulation.

   Seulement des cyclistes et des piétons.

   Etrange et de plus en plus inquiétant.

   Au cour de ma déambulation, croisant des barrières et des agents de police aux croisements des boulevards et des rues, je fus saisi par une ambiance de peur sur la ville.

   Jusqu’à ce que j’apprenne que l’on attendait le passage de 35 hommes et 35 femmes venus reconnaitre à vélo le parcours du contre-la-montre de cyclisme sur route dont l’épreuve aura lieu ce samedi 27 juillet.

   Restez paisiblement chez vous et si vous n’allez pas aux JO, pas d’inquiétude, les JO viendront à vous !








   Ils s'annoncent, au carrefour de la rue Charenton et du boulevard de Reuilly !








   Et voilà les premiers, en repérage du moins...






   D'autres, plus loin, amorcent un virage serré devant la mairie du 12e...








   Au commissariat de l'avenue Daumesnil, ça rigole...




Autoportrait de l'artiste au viaduc des Arts.




   Sous l'oeil blasé du Génie de la Bastille...







   Une Chinoise passe à toute vitesse !







   Une cycliste au faubourg Saint-Antoine...








   La traversée en toute hâte devant l'hôpital Saint-Antoine...







   C'est plus calme au carrefour Faidherbe-Chaligny avec la Nation en perspective.








   Pour info, le parcours complet, sachant que le double barrièrage reste en place jusqu'à samedi soir !



 (à suivre…)


Texte et photos : © Jacques Barozzi


par Jacky Barozzi 12 juin 2026
En attendant la sortie du soir, Vita ronge son os au fond de la salle de bain. Vita et les filles de joie À cause de (ou grâce à) Vita, Chedly et moi entretenons des relations courtoises avec les deux travailleuses du sexe, qui officient quotidiennement dans notre quartier à la nuit tombée. Elles se tiennent habituellement dernière notre groupe d’immeubles en lisière du cimetière Sud de Saint-Mandé. Un endroit discret à souhait du XIIe arr., entre le périphérique et le bois de Vincennes. Chaque fois qu’elle les croise, au cours de la dernière promenade hygiénique du soir, Vita se jette sur elles, leur fait la fête et exige sa part de caresses en retour. Ce qu’elles font bien volontiers. Il y a d’abord Claudia, une créature improbable dont je ne saurais dire avec précision l’âge exact et à quel sexe elle appartient. Une marocaine à la voix rauque, une perruque posée de travers sur le crâne, en jupe courte noire en latex et bas résille filés. Je ne l'ai jamais vue sans une canette de bière à la main. Les yeux et les pommettes outrageusement fardés, masquant parfois de gros hématomes. Quand elle aperçoit Vita, elle se précipite vers elle, s’exclamant d’une voix pâteuse : « Ah, Vita, tu me reconnais ! Toi tu m’aimes ! Oui, t’es belle, ma fifille ! Moi aussi, je t’aime ! » Avec elle, la conversation, ou plutôt le monologue car je ne lui pose pas de questions, se réduit à quelques banalités sur le thème de la fidélité des chiens, meilleurs amis des hommes, etc. Et puis il y a Olga, une jeune femme d’allure plus sobre et d’un caractère plus déterminé, avec laquelle, malgré son mauvais français, nous pouvons échanger quelques mots. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle est Bulgare, pays où elle a laissé sa fille d’une dizaine d’années en garde à sa mère, pour venir travailler à Paris, et qu’elle réside du côté de Pantin. Par quel réseau est-elle arrivée jusqu’ici ? J’ai cru remarquer qu’un jeune type, fumant une cigarette, nous observait parfois dans l’ombre, de loin, durant nos échanges. Elle c’est une gagneuse, sérieuse et toujours fidèle au poste, alors que Claudia disparait souvent durant plusieurs jours. Vita lui sautille aussitôt sur les jambes, lui lèche longuement les mains tandis qu’elle la caresse en lui disant : « Oui, tou é sage Vita, oui tou é belle ! » Mais quand elle la voit farfouiller dans le caniveau, elle n’hésite pas à la gronder : « Non, pas manger ça, Vita, ça sale, toi après malade ! » Et à ma grande surprise, je constate que Vita ne se le fait pas redire deux fois. Comme quoi on peut-être p... mais respectée !
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Aujourd’hui Paris « Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles « Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale » (Le Monde) Faisons crédit à Emmanuel Grégoire, qui a désormais les pleins pouvoirs pour agir. Une affaire à suivre de très près. Mais il y a tant d’autres dossiers en urgence : propreté, anti communautarisme, développement d’espaces verts, une circulation et mobilité plus harmonieuse, respect et entretien du patrimoine minéral et végétal, assainissement financier de la dette, maîtrise du budget, mesures favorables au retour de la classe moyenne dans la capitale, contrôle et régularisation des risques d’un excès touristique, physique et économique… Bref, un Paris avant tout plus favorable aux Parisiens, à pied, en vélo, en auto ou en métro-bus et tramway ! 
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