
« Le Velo Solex de monsieur Tati est avancé ! ». Festival de Cannes 1958.
Les chemins de la mobilité
En 1963, à onze ans, avec l’argent de poche gagné à la sueur de mon front, je me suis offert mon premier vélo, acheté chez le marchand de cycles du carrefour de Rocheville, monsieur Petit, qui était plutôt grand et sec comme un jour sans pain !
Un vélo demi-course rouge d’occasion, que j’ai usé jusqu’à la corde en attendant l’âge légal (14 ans ?) pour pouvoir passer au Vélo Solex à moteur.
J’en ai épuisé toute un batterie, depuis les anciens modèles noirs jusqu’aux nouveaux en couleurs.
Tous achetés chez le principal concessionnaire de la marque, situé à l’époque au bas du boulevard Carnot.
Je crois me souvenir qu’un Solex coûtait environ 35 000 anciens francs, que je payais cash avec mes premiers salaires de garçon de café, à la fin de la saison d’été.
Ainsi avais-je un engin tout neuf en retournant au lycée.
Plus tard, mon frère aîné, José, m’a rétrocédé sa mobylette bleue, au moteur bridé et au tuyau d’échappement scié, dont les trépidations me permettaient de sillonner, dans un bruit d’enfer, la route du bord de mer entre Saint-Raphaël et Nice puis de grimper en slalomant sur la piste en lacets conduisant jusqu’à Lucéram, le village de mes grands-parents maternels.
Le roi alors n’était pas mon cousin !

La mobylette bleue de chez motobécane des années 1960. Il existait aussi une version identique de couleur orange.





