
Légende 1 : Familier de la ville à laquelle il restera fidèle jusqu’à sa mort en 1963, Jean Cocteau était déjà présent dès la première édition du festival du film en 1946. Ne manquant pas de saluer au passage Michèle Morgan, héroïne de La Symphonie pastorale de Jean Delannoy, film adapté du roman éponyme d'André Gide, rôle pour lequel elle obtint le Grand prix international de la meilleure interprétation féminine. Réalisateur reconnu de films devenus des classiques, parmi lesquels La belle et la bête (1946), Les Parents terribles (1948) ou Orphée (1950), il était donc tout à fait légitime de lui proposer, au début de l'année 1953, de présider le jury du 6e Festival de Cannes. Poste qu’il accepta avec enthousiasme, en posant au préalable une condition : « il faut que ce festival soit celui de la gentillesse». Prenant cette responsabilité très au sérieux, il demanda que chaque membre du jury ait l'obligation de voir deux fois chacun des films de la sélection. C’est Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot qui emporta alors le Grand Prix du jury. Cocteau sera reconduit à la même fonction l’année suivante et nommé président d’honneur du festival en 1957. En 1959, il parraina le jeune François Truffaut, qui triompha avec ses 400 coups.

Légende 2 : Affiche du 6e Festival international du film de Cannes, où l'on reconnait la touche du maître. 6e et non pas 8e édition car, faute de budget, celles de 1948 et de 1950 furent annulées. C’est à partir de 1952 que les dates de la manifestation furent décalées de l’automne au printemps.

Légende 3 : En 1957, dans l’ancien palais du festival, Mike Todd, le troisième mari d’Elizabeth Taylor, lui présenta Cocteau en l'appelant Jean Coquelicot.







