
La place aménagée entre le nord des Allées, où sont apparus les premiers palmiers de Cannes, et la rue Félix-Faure fut baptisée Place des Palmiers en 1879.
La Cité des Palmes
Sauvage ou sophistiquée, la nature est partout omniprésente à Cannes.
La ville dispose en effet de vastes réserves naturelles et une multitude de jardins publics ou privés où poussent à foison eucalyptus, mimosas, pins maritimes et pins parasols, palmiers, oliviers, cyprès, lauriers à fleurs, bougainvillées…
Ici, aux essences typiquement méditerranéennes se sont adjointes les espèces les plus rares en provenance de tous les continents.
Mais de tous les arbres qui ombragent la ville le palmier, sans conteste, est le plus emblématique de tous.
Selon les archives municipales, le premier palmier public cannois a été planté en octobre 1846 sur la place de la Marine.
En 1857, le Grand Cours reçoit une première plantation de 100 platanes.
Quelques mois plus tard, des palmiers, acheminés depuis Bordighera y sont plantés.
Le Grand Cours alors Allées de la Marine, rebaptisé par la suite Allées de la Liberté, que les Cannois désignent communément sous l’appellation des Allées, étaient la promenade favorite des habitants.
En 1879, la ville a même baptisé Place des Palmiers, l’espace où se trouve de nos jours la statue de Lord Brougham.
De là, les palmiers rayonnèrent à travers toute la ville, depuis les promenades des boulevards de la Croisette et du Midi jusque dans ses îles et sur ses collines environnantes.
En 1940, une avenue des Palmiers est ainsi dénommée vers le quartier Montfleury.

«La Croisette», huile sur toile d’Ernest Buttura (1841-1920), peinte en 1876. Peinture conservée au musée de la Castre.

Les vénérables palmiers des jardins du Casino municipal en 1912.

Les palmiers de la Croisette en 1919.

L'antique blason de la ville de Cannes.
Apparu sur nos rivages seulement au milieu du XIXe siècle, le palmier figurait pourtant sur le blason de la ville, depuis son origine.
Ce blason « d’azur à une palme d'argent en barre » est également à l’origine de la Palme d’or, qui constitue désormais la récompense suprême du Festival de Cannes.
Un symbole prémonitoire ?
Car ces palmes ne font pas référence aux palmiers de la Croisette mais à la légende du palmier de Saint-Honorat sur lequel aurait grimpé le saint pour permettre à la mer de nettoyer les îles de Lérins des serpents qui l’envahissaient au début du Ve siècle.
A croire que Cannes attendait ses palmiers depuis tout ce temps-là !

Une sainte relique ? Non, la Palme d'or du festival de Cannes 1979.







