
Eté 1952. Dans ma superbe torpédo, à l'ombre d'un palmier des jardins du Casino municipal.
Cannes-les-Palmes
Enfant je m'amusais à l'ombre des palmiers,
Dans un jardin face à la Méditerranée.
Ma mère avait pour moi un amour sans partage,
Qui m'a fait à jamais triompher des naufrages.
Quand le bonheur est grand et la beauté parfaite,
La douleur est immense de devoir tout quitter.
Très tôt l'enfant sait bien que va finir la fête :
Il pleure, il geint, hélas il n'y peut rien changer !
Enfant je m'amusais autour d'un olivier,
Sur des planches herbeuses, à l'ombre d'un clocher.
Malgré la mer au loin et le ciel sans nuages,
J’ai su très tôt, hélas, qu'il faut partir au large,
Si l'on veut, pour toujours, fixer à tout jamais,
Les moments les plus beaux et ceux les plus parfaits.
Enfant je m'amusais à côté du figuier...
Reposerai-je un jour à l'ombre d'un cyprés ?
J.B.
En compagnie de José, mon frère aîné.







