
« Romería » de Carla Simón, avec Llúcia Garcia, Mitch et Tristán Ulloa.
Marina dont les parents sont morts du sida alors qu’elle était toute petite, a été élevée par sa famille maternelle à Barcelone.
Afin d’obtenir un document d’état civil pour devenir boursière de l’école de cinéma, où elle à l’intention de poursuivre ses études supérieures, elle est amenée à renouer avec sa famille paternelle, qu’elle ne connait pas.
C’est ainsi qu’elle se rend à Vigo en Galice.
Passant de la Méditerranée à l’Atlantique, elle rencontre les divers membres de la famille de son père, dont ses autoritaires grand-parents.
Autre lieu géographique autre milieu social.
En l’occurence, plus froid, plus bourgeois et plus aisé.
En grande partie autobiographique, le troisième long métrage de la cinéaste espagnole Carla Simón nous conte l’histoire d’une constitution d’identité via les trois dernières générations de l’histoire contemporaine espagnole.
Depuis l’Espagne franquiste à l’Espagne de la post movida.
Un film ambitieux, un sujet costaud, un scénario tiré au cordeau et un casting soigné.
Mais que m’a-t-il manqué alors pour que j’adhère vraiment à ce film aux allures de règlement de compte personnel, où la cinéaste a adopté néanmoins un point de vue distancé ?
Un manque d’émotion, probablement.
https://www.youtube.com/watch?v=UIYu6zIHs_o

« La Corde au cou » de Gus Van Sant, avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery et Colman Domingo.
Inspiré d’un fait réel, le dernier film de Gus Van Sant nous conte l’histoire d’une vengeance, millimétrée dans les moindres détails et retransmise en direct à la télé.
En février 1977, à Indianapolis, Tony Kiritsis, employé d’une société de crédit, a kidnappé le fils de son employeur, après que celui-ci l’ait grugé puis licencié.
Lui réclamant pas moins de 5 millions de dollars de dommages et intérêts ainsi que des excuses publiques.
La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale et l’Amérique va se passionner pour ce personnage, véritable Guillaume Tell combattant les lois abusives d’un capitalisme sauvage, sans état-d’âme.
Un film magistral, superbement cadré et rythmé au son d’une musique soul particulièrement suave, où l’acteur suédois Bill Skarsgård, tout en nervosité et grâce, donne idéalement corps au héros de l’histoire, tout comme l’acteur australien Dacre Montgomery, en contre point, dans le rôle de la victime expiatoire.
https://www.youtube.com/watch?v=a63_x6_mM98







