« L’Oeuvre invisible » de Avril Tembouret et Vladimir Rodionov, avec Jean Rochefort, Anouk Aimée, Jacques Perrin, Edouard Baer, Jean-Claude Carrière et Claude Lelouch.


   Entre folie et génie, Alexandre Trannoy (1926-1980) est une sorte d’Antonin Artaud du cinéma.

   Un réalisateur passionné et convaincant, qui a su séduire des producteurs et des acteurs à le suivre dans ses projets, mais qui a surtout réussi l’exploit de ne jamais terminer aucun de ses films.

   À part le premier, « L’Homme de l’aube » (1954), réalisé tant bien que mal en Italie, et dont les bobines ont été détruites dans un accident juste avant sa projection à Cannes.

   Tant et si bien que, malgré plusieurs tournages, il ne reste pratiquement aucune trace de la « filmographie » d'Alexandre Trannoy.

   Alertés par Jean Rochefort sur ce personnage singulier, qui fut son ami, les réalisateurs Avril Tembouret et Vladimir Rodionov se sont mis en quête d’en savoir plus à propos de ce qu'ils considèrent comme  «  un chapitre oublié de l’histoire du cinéma ».

   Sans se douter qu’ils s’embarquaient alors dans un périple d’une quinzaine d’années, qui les mènerait, de découvertes en déconvenues, de périodes d’exaltation en périodes de découragement, jusqu’à Hollywood, où Alexandre Trannoy aurait tourné en 1963, dans le désert, les premières scènes, de son film « The Last point », produit par United Artists, avec Marlène Dietrich en tête d’affiche, pour aussitôt… en détruire les rushs !

   Comme si son imaginaire étant plus fort que les images qu’il pouvait en produire, le cinéma était devenu pour lui l’unique moyen de réaliser ses propres rêves, à usage strictement privé ? 

   De fait, sur l’écran blanc de ses archives vierges, il n’a rien laissé à destination du public.

   N’empêche que grâce à quelques rares documents et au témoignages des acteurs, du scénariste et du jeune assistant qui l’ont accompagné dans ses galères, et qui sont devenus célèbres par la suite, Avril Tembouret et Vladimir Rodionov sont parvenus, eux, à mener à bien leur documentaire.

   Et, compte tenu de leur héros hors normes, disparu mystérieusement lors d’un vol de repérages en 1980, le film qui nous est donné à voir aujourd’hui est proprement fascinant !

https://www.youtube.com/watch?v=c-kdq4sbXrU





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Lumineuse et discrète Nathalie Baye Le 24 avril 2024, après la messe de funérailles à l’église Saint-Sulpice (6e arr.), Nathalie Baye a été inhumée en toute discrétion dans la 18e division du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Un enterrement à son image. Organisé par sa fille Laura Smet, qu'elle a eue avec Johnny Hallyday en 1983, l’actrice a rejoint sa dernière demeure entourée seulement de ses proches. Révélée par François Truffaut dans La nuit américaine (1973), Nathalie Baye a tourné dans plus de quatre-vingts longs métrages réalisés par les plus grands cinéastes du moment. De François Truffaut à Jean-Luc Godard, de Diane Kurys à Tonie Marshall, de Claude Sautet à Marco Ferreri ou Claude Chabrol, Bertrand Blier, Xavier Beauvois, Steven Spielberg, Xavier Dolan ou encore Guillaume Canet. Compagne de Philippe Léotard, auquel elle donna la réplique dans La Balance de Bob Swaim, en 1982, et de Johnny Halliday, avec lequel elle partagea l’affiche du film Détective de Jean-Luc Godard, en 1985, Nathalie Baye, quatre fois césarisées, eut pour partenaires les acteurs les plus en vue, tels Gérard Depardieu, Alain Delon ou Leonardo DiCaprio. 
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Aujourd’hui Paris « Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles « Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale » (Le Monde) Faisons crédit à Emmanuel Grégoire, qui a désormais les pleins pouvoirs pour agir. Une affaire à suivre de très près. Mais il y a tant d’autres dossiers en urgence : propreté, anti communautarisme, développement d’espaces verts, une circulation et mobilité plus harmonieuse, respect et entretien du patrimoine minéral et végétal, assainissement financier de la dette, maîtrise du budget, mesures favorables au retour de la classe moyenne dans la capitale, contrôle et régularisation des risques d’un excès touristique, physique et économique… Bref, un Paris avant tout plus favorable aux Parisiens, à pied, en vélo, en auto ou en métro-bus et tramway ! 
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La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
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