Jurés et gagnants sur scène, à l’issue de la cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes.
Palmarès complet du Festival de Cannes 2026
Palme d’or : « Fjord » de Cristian Mungiu
Grand Prix : « Minotaure » de Andreï Zviaguintsev
Prix de la mise en scène : « Fatherland » de Pawel Pawlikowski et « La Bola Negra » de Xavier Calvo et Xavier Ambrossi
Prix du jury : « L’aventure rêvée » de Valeska Grisebach
Prix d’interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamato pour « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi
Prix d’interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour « Coward » de Lukas Dhont
Prix du scénario : « Notre salut » d’Emmanuel Marre
Caméra d’or : « Ben’Imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo
Palme d’or du court-métrage : « Aux adversaires » de Federico Luis
Un Festival très politique et particulièrement… gay
Très beau discours d’Isabelle Huppert en hommage à Barbara Streisand, à l’occasion de sa remise de la Palme d’or d’honneur au Festival de Cannes.
Une cérémonie de clôture saturée de déclarations politiques convenues, autosatisfaites et bien pensantes des professionnels de la profession.
Un palmarès, en revanche, parfaitement équilibré, répartissant les récompenses entre des films différents, exigeants et de qualité indiscutable.
C’est ainsi que les réalisateurs Javier Calvo et Javier Ambrossi ont décroché le Prix de la mise en scène, remis pour l’occasion par Xavier Dolan, avec leur film gay transgénérationnel « La Bola Negra ».
Récompense qu’ils partagent avec Pawel Pawlikowski pour « Fatherland ».
Tandis que le Prix d’interprétation masculine a été conjointement décerné à Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, les deux héros de « Coward », le drame militaire de Lukas Dhont où deux soldats se rapprochent dans les tranchées durant la Première Guerre Mondiale pour vivre une passion partagée.
Double Prix d’interprétation féminine ex-æquo également attribuée à Virginie Efira et Tao Okamoto pour leurs prestations émouvantes dans « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi.
Idem pour les sections parallèles du festival, où « La Gradiva », premier long-métrage de Marine Atlan, sur une classe de terminale en voyage scolaire à Pompéi, a décroché le Grand Prix de la Semaine de la Critique, tandis que le Prix du Jury de la catégorie Un Certain Regard est remporté par « Les Éléphants dans la brume » d’Abinash Bikram Shah, une chronique sociale consacrée à une petite communauté d’un troisième genre, les Kinnars.
Ajoutons encore que le Prix de la découverte, fraîchement inauguré, est revenu à « Du fioul dans les artères » de Pierre Le Gall où deux routiers tombent follement amoureux.
Mentionnons, enfin, l’attribution de la Queer Palm 2026 au film « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » de Jane Schoenbrun.
Les homos seraient-ils donc devenus l’avenir des hétéros ?






