
« Le Virtuose » de Daniel Roher, avec Leo Woodall, Dustin Hoffman, Havana Rose Liu et Jean Reno.
Plusieurs films en un.
On peut d’abord voir « Le Virtuose » comme un film en forme d’hommage, de son vivant, à Dustin Hoffman, 88 ans.
Mais c’est avant tout l’histoire d’un accordeur de piano qui, à l’inverse des sourds condamnés au silence, est trop sensible aux bruits.
Ce qui aboutit ici, entre le chaos sonore du monde et l’harmonie mélodieuse et jazzy du film à une oeuvre délicatement musicale de l’art cinématographique dont on se souvient qu’il est né… muet.
C’est enfin une belle romance, qui doit beaucoup au charme poupin et ravageur de l’acteur britannique Leo Woodall.
Romance qui tourne au thriller mélodramatique sur fond de capitalisme insolent et d’escrocs mafieux.
Mentionnons encore la virtuosité débridée d’un scénario, passablement tiré par les cheveux (ou les oreilles ?), où sont convoquées deux montres dérobées par les nazis à des victimes de la Shoah et opportunément retrouvées ainsi qu'une opération sauvage, qui rendra son audition parfaite à notre accordeur, pianiste contrarié redevenu miraculeusement virtuose !
https://www.youtube.com/watch?v=Jhprf14_gbs






