
« De la Comédie-Française » de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Danièle Lebrun, Guillaume Gallienne et Benjamin Lavernhe.
Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, juste une gentille pochade sur ces comédiens dont le patronyme est suivi sur les génériques de films de la mention : « De la Comédie-Française ».
Ça ressemble à un spectacle de fin d’année, porté par une partie des sociétaires et pensionnaires de cette vénérable institution et donné en représentation unique devant un parterre d’abonnés triés sur le volet.
L’argument : Nina, jeune comédienne du Français, met la dernière touche aux préparatifs de sa première mise en scène, le « Macbeth » de William Shakespeare, dont la Première doit débuter 3 heures plus tard.
Le temps de voir s’accumuler les catastrophes techniques, les situations professionnelles et humaines les plus rocambolesques ou scabreuses, la démultiplication de l’égo des membres de la troupe, la montée du trac…
Au point de se demander si la représentation ne doit pas être annulée, malgré la présence annoncée de la Ministre de la Culture.
Mais heureusement que le fantôme de Molière vieille sur son invincible Maison !
C’est drôle, vaudevillesque à souhait, joué par des comédiens à la diction parfaite dont le principal paradoxe est d’introduire une part de modernité dans ce temple de la tradition.
L’un des mérites du film est de nous faire découvrir la Comédie-Française en profondeur, depuis les espaces publics jusqu’aux espaces privés : coulisses, loges, coursives, cantine, machinerie…
https://www.youtube.com/watch?v=jGNJ105YuxA





