
« La Gradiva » de Marine Atlan, avec Antonia Buresi, Colas Quignard, Suzanne Gerin et Mitia Capellier-Audat.
Les films sur l’adolescence sont terriblement casse-gueules !
Cette période de la vie, où les questions existentielles et les sentiments surgissent dans toute la puisssance de leur primauté, ne supporte guère l’à-peu-près.
Aussi convient-il de se réjouir quand, comme celui-ci, le film est réussi !
Plaisir accru ici par la découverte d’un premier long métrage d’auteur et la fraîcheur de jeunes acteurs vierges de toute apparition antérieure, à l’exception notable d’Antonia Buresi, remarquable dans le rôle de la professeur.
Sur les pas d’un groupe de lycéens français et de leur accompagnatrice, Marine Atlan, nous emmène en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi, ses fresques multicolores et ses corps pétrifiés par le Vésuve, ainsi que la splendeur des sculptures antiques de son célèbre Musée archéologique national et nous entraîne dans leurs pérégrinations à travers les rues grouillantes et chaotiques de cette cité sans pareil.
Le scénario, la justesse des dialogues, la violence des sentiments et la beauté des paysages ont permis à
« La Gravida » (que l’on peut traduire par « Celle qui marche ou qui avance »), d’emporter, à juste titre, le Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2026.
Mais par quel étrange hasard, ce film qui aborde frontalement les angoisses de jeunes élèves dont le destin est suspendu aux réponses de Parcoursup sort-il sur nos écrans en pleine vague de manifestations lycéen.nes, plaçant ainsi ce film générationnel au coeur de l’actualité ?
Il faut dire que les éruptions volcaniques, comme les drames personnels, nous surprennent toujours au moment où l’on s’y attend le moins !
https://www.youtube.com/watch?v=yUywJSrVu8w






