« La Tête froide » de Stéphane Marchetti, avec Florence Loiret Caille, Saabo Balde et Jonathan Couzinié.


   Il est bon que les cinéastes s’affrontent au déni de réalité et nous donnent à voir ce que nous préférerions ignorer. 

   A défaut d’accueillir toute la misère du monde ne faut-il pas tout du moins la montrer ?

   A savoir, l'actuel long périple migratoire depuis l’Afrique vers l’Europe, aux allures de véritable odyssée contemporaine.

   Après le récent « Moi capitaine » de Matteo Garrone, qui nous contait le périlleux voyage de Seydou et Moussa, depuis Dakar jusqu’à Lampedusa, via le désert saharien et la traversée chaotique de la Méditerranée, Stéphane Marchetti prend en quelque sorte le relais et s’attaque à son tour à un autre point fort de note poème épique moderne : la traversée des Alpes et l’arrivée en France, du côté de Briançon. 

   Autres lieux, autre histoire, autres paysages et personnages.

   Un acte 2 en somme, qui met en scène Souleymane, un jeune réfugié, prêt à tout pour rejoindre sa petite sœur déjà parvenue à Calais, et Marie, 45 ans, une trafiquante occasionnelle et un peu paumée de cartouches de cigarettes entre la France et l’Italie avec l’aide de son amant Alex, policier aux frontières. 

   Sous forme de thriller social, le premier long métrage de fiction du documentariste français Stéphane Marchetti nous conte un épisode tout aussi palpitant, où les autochtones européens font désormais partie  intégrante de la distribution.

   Ici, la mer de glace et les tempêtes de neige se substituent à la sécheresse désertique saharienne du film précédemment évoqué.

   Entre tragique et émotion, le film tout aussi efficace et réussi du cinéaste français allie à la froide beauté des images l’incandescence des situations.

   Nous offrant en sus une superbe confrontation entre Marie (Florence Loiret Caille), qui évoque une Christine Angot gentille, et un Souleymane (Saabo Balde), déterminé et à fleur de peau.

   A voir, en attendant un éventuel acte 3, entre Calais et la traversée de la Manche, qui constitue généralement l’ultime étape de ce voyage migratoire…

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=289564.html



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La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
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