« Robuste » de Constance Meyer, avec Gérard Depardieu et Déborah Lukumuena.


 Des trois films actuellement à l’affiche dont Gérard Depardieu est la vedette : « Maigret », « Maison de retraite » et « Robuste », le dernier est, assurément, le plus émouvant.

 Même si dans ces trois films, Depardieu, malgré des problèmes de santé évidents, assure à chaque fois, tant au niveau de sa partition singulière qu’à celui de sa participation collective !

 C’est en effet un Maigret convaincant, dans le film de Patrice Leconte, et un chef de bande de séniors en retraite amusant, dans celui orchestré par Thomas Gilou et Kev Adams (que j’ai vu précédemment et qui ne m’a pas inspiré de compte-rendu), mais on le retrouve au meilleur de sa performance dans ce premier long métrage de Constance Meyer.

 Du fait, tout d’abord, que l’on ne sait jamais vraiment ici si l’on a affaire à une oeuvre de fiction à proprement parler ou à un documentaire : un bio pic sur un moment de la vie et du travail de notre dernier monstre sacré du cinéma français.

 Grâce, ensuite, au formidable duo d’acteurs entre le vieux routard cabossé (et contesté pour ses positions politiques ou accusations de viol), et l’une des nouvelles égéries apparues au firmament cinématographique, Déborah Lukumuena, 27 ans, révélée par « Divines » de Houda Benyamina. 

 L’un adoubant l’autre, comme il l’avait été jadis à son âge par ses aînés dans la carrière, et lui permettant ainsi, en toute générosité, de déployer son tout son talent, dans l’intérêt du film et pour le plus grand plaisir du spectateur, en bout de piste.

 « Robuste », c’est l’histoire de la rencontre entre un comédien célèbre, Georges, et sa jeune garde du corps par intérim, Aïssa, qui doit aussi faire fonction d’ange gardien.

 Deux solitaires dotés d’une "sale gueule" et d’un physiques atypiques, s’affrontant et confrontant leurs blessures, leur force et leur tendresse, leur désir d’être reconnus et aimés pour eux-mêmes.

 Un film maousse costaud, dans tous les sens du terme !

https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19595473&cfilm=281973.html


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Fin du week-end du Nouvel An A peine installée dans le train de retour à Paris, Vita, après une longue promenade, sous la pluie puis le soleil, sur les planches de Dauville, à l’air légèrement épuisée. Heureusement que ses deux humains, Chedly et Jacky, en reviennent, eux, regonflés d’iode et d'air marin, tout pleins d'une tonicité retrouvée... Bonne nouvelle année à tous ! 
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Le cimetière des gloires nationales Le 9 octobre, Robert Badinter, ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, a fait son entrée au Panthéon. Sinon son corps, du moins son cercueil. Sa dépouille, quant à elle, demeure dans le carré juif du cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine), afin que son épouse, Élisabeth Badinter, puisse le rejoindre le moment venu. En guise de corps, cinq objets ont été déposés dans le cercueil : sa robe d’avocat, une copie de son discours sur l’abolition de la peine de mort et trois livres : Choses Vues de Victor Hugo, Condorcet : Un intellectuel en politique , ouvrage écrit en commun avec Élisabeth Badinter et Idiss , son livre écrit en hommage à sa grand-mère. Quand le corps n’est pas là, la « panthéonisation », plus symbolique que réelle, ne perd t-elle pas en grande partie son sens ? D’autant plus que ce n’est pas la première fois que l’on assiste à une entrée au Panthéon sans corps. Construit au XVIIIe siècle par décision de Louis XV en tant qu'église dédiée à sainte Geneviève et destinée à abriter les reliques de la sainte, le Panthéon fut transformé au début de la Révolution française (1789-1799) en un monument funéraire en l'honneur des grands personnages de l'histoire contemporaine, pour accueillir en premier lieu la dépouille du comte Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau, mort en 1791 (il en sera retiré quelques mois plus tard à la suite de la découverte de sa correspondance secrète avec le Roi). D’autres personnalités, à peine admises, en ont également été retirées par la suite, tels Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, Auguste Marie Henri Picot de Dampierre et Jean-Paul Marat. Seuls deux illustres écrivains traverseront la période révolutionnaire : François Marie Arouet dit Voltaire entré au Panthéon en 1791, ainsi que Jean-Jacques Rousseau entré en 1794.
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L’INNOCENTE Il y a des moments où Vita, parfaitement éveillée, reste sagement assise sur le canapé du salon, guettant de haut nos moindres faits et gestes. Elle habituellement si vive, toujours dans nos jambes à nous suivre dans toutes les pièces ou a nous apporter l’un de ses jouets favoris. C’est alors que l’on s’inquiète : « Qu’est-ce que tu as encore fait », lui demande t-on alors d’un ton ferme ? « Moi », semble t-elle répondre, d’un air innocent et comme surprise par notre question !!! Bon, pour cette fois-ci, c’est apparemment vrai, ainsi que nous avons pu le constater après une inspection minutieuse des moindres recoins de la maison…