« Les Amandiers » de Valeria Bruni Tedeschi, avec Nadia Tereszkiewicz, Sofiane Bennacer et Louis Garrel.


 On est jamais mieux servi que par soi même.

 Avec « Les Amandiers », Valeria Bruni Tedeschi, qui depuis son premier film « Il est plus facile pour un chameau… » (2003) pratique un cinéma d’auto fiction, se souvient…

 Elle se souvient qu’à la fin des années 1980, elle fut l’une des élèves de l’l'école des Amandiers, créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre.

 Elle se souvient de son combat pour intégrer ce centre de formation, qui se révèlera une véritable pépinière de jeunes talents en herbe : Bruno Todeschini, Laurent Grévill, Agnès Jaoui, Vincent Perez, Thibault de Montalembert, Eva Ionesco… 

 Elle se souvient de chacun de ses camarades de promotion, de ses amours pour l’un d’entre eux, mort d’une overdose, de la rivalité qui opposait les deux principaux mentors de la célèbre école, embarquant dans cette aventure mémorielle, comme à son habitude, sa propre mère, Marisa Borini, ou son ex compagnon, Louis Garrel, dans le rôle de Patrice Chéreau himself.

 Un film choral de passion pour le métier de comédien et de metteur en scène, où s’entremêlent les histoires d’amour et de drogue des élèves et des professeurs, ainsi que l’évocation de sa vie de fille d’une riche famille franco-italienne, dont elle est le personnage principal, remarquablement incarnée ici par la pulpeuse blonde Nadia Tereszkiewicz.

 Nommés en 1982 par Jack Lang, ministre de la culture, à la direction du tout nouveau Centre Dramatique National Nanterre-Amandiers, Patrice Chéreau et Catherine Tasca restèrent à la tête de cet établissement culturel jusqu’en 1990.

 Dès leur arrivée, ils créèrent dans l'enceinte du théâtre, une école (qui ne leur survécut pas) ainsi qu’une librairie et un restaurant.

 Deux salles furent réaménagées : une grande, classique, à l’italienne, avec un plateau de plus de 30 mètres d'ouverture, et une seconde, entièrement transformable, permettant d'expérimenter des configurations spatiales nouvelles et mieux adaptées à l'évolution des dramaturgies et des mises en scène contemporaines. 

 C’est ainsi que l’on a pu apprécier (j'y étais) à la grande époque des Amandiers, dans l’une ou l’autre salle, les mises en scène de « Quai Ouest » et « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès ou « Les Paravents » de Jean Genet.

 Disposant alors d’une jeune troupe de comédiens et de comédiennes, Patrice Chéreau n’hésitait pas a recourir à eux pour ses mises en scènes théâtrales et cinématographiques.

 En 1986, il adapta pour le cinéma, « Platonov », la première pièce d'Anton Tchekhov, écrite à l'âge de 18 ans, et réputée injouable. 

 Le film s'intitule « Hôtel de France » et est interprété par les dix-neuf élèves de l'Ecole de comédiens Nanterre-Amandiers. 

 Il fera partie, en 1987, de la sélection officielle du Festival de Cannes. 

 Cette même année, Patrice Chéreau mit en scène la pièce, pour le théâtre cette fois et dans la traduction d'Elsa Triolet, avec les mêmes comédiens. 

 La création eut lieu au Tinel de la Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon dans le cadre des rencontres d'été de la Chartreuse, puis fut reprise ensuite au Théâtre Nanterre-Amandiers dans le cadre du Festival d'Automne. 

 Laurent Grévill interprétait Platonov, Vincent Pérez Voïnitsev, Laura Benson Anna Petrovna et Valeria Bruni-Tedeschi Sofia.

 On comprend mieux, dès lors, que le film de cette dernière, le plus abouti de sa filmographie, soit principalement centré, en huis-clos, autour des répétitions de « Platonov ».

https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19597836&cfilm=286637.html



par Jacky Barozzi 26 avril 2026
Lumineuse et discrète Nathalie Baye Le 24 avril 2024, après la messe de funérailles à l’église Saint-Sulpice (6e arr.), Nathalie Baye a été inhumée en toute discrétion dans la 18e division du cimetière du Montparnasse (14e arr.). Un enterrement à son image. Organisé par sa fille Laura Smet, qu'elle a eue avec Johnny Hallyday en 1983, l’actrice a rejoint sa dernière demeure entourée seulement de ses proches. Révélée par François Truffaut dans La nuit américaine (1973), Nathalie Baye a tourné dans plus de quatre-vingts longs métrages réalisés par les plus grands cinéastes du moment. De François Truffaut à Jean-Luc Godard, de Diane Kurys à Tonie Marshall, de Claude Sautet à Marco Ferreri ou Claude Chabrol, Bertrand Blier, Xavier Beauvois, Steven Spielberg, Xavier Dolan ou encore Guillaume Canet. Compagne de Philippe Léotard, auquel elle donna la réplique dans La Balance de Bob Swaim, en 1982, et de Johnny Halliday, avec lequel elle partagea l’affiche du film Détective de Jean-Luc Godard, en 1985, Nathalie Baye, quatre fois césarisées, eut pour partenaires les acteurs les plus en vue, tels Gérard Depardieu, Alain Delon ou Leonardo DiCaprio. 
par Jacky Barozzi 3 avril 2026
Aujourd’hui Paris « Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles « Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a déclaré le nouveau maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, en présentant un plan d’action pour le périscolaire qui promet aux familles une « transparence totale » (Le Monde) Faisons crédit à Emmanuel Grégoire, qui a désormais les pleins pouvoirs pour agir. Une affaire à suivre de très près. Mais il y a tant d’autres dossiers en urgence : propreté, anti communautarisme, développement d’espaces verts, une circulation et mobilité plus harmonieuse, respect et entretien du patrimoine minéral et végétal, assainissement financier de la dette, maîtrise du budget, mesures favorables au retour de la classe moyenne dans la capitale, contrôle et régularisation des risques d’un excès touristique, physique et économique… Bref, un Paris avant tout plus favorable aux Parisiens, à pied, en vélo, en auto ou en métro-bus et tramway ! 
par Jacky Barozzi 3 février 2026
La toute nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.) Les vieilles fontaines dont on fait les meilleures places Inaugurée le 31 janvier dernier, la nouvelle place Félix-Eboué (12e arr.), où la circulation automobile a été réduite à la portion congrue, fait la part belle aux piétons. Désormais, les véhicules ne peuvent plus passer que sur deux voies au nord de la fontaine, la partie sud étant réservée aux passants, cyclistes et véhicules de secours. Après 18 mois de travaux, réalisés par tronçons successifs afin de maintenir une circulation permanente et la remise à neuf de la chaussée, la place totalise aujourd’hui plus de 3 000 m2 d’espace piéton, 1 000 m2 d’espaces végétalisés, dont 270 m2 de pelouse. Elle s’est enrichie d’une soixantaine d’arbres de grand développement, venus renforcer les anciens sujets préexistants sur la place. Tandis que la fontaine aux Lions bénéficie d’une nouvelle mise en lumière et que tout autour de nombreux bancs, les grilles d’arbres, une fontaine Wallace, un kiosque à journaux et un bâtiment réservé aux associations de quartier ont été installés et s’inspirent tous du style haussmannien, propre au mobilier urbain de l'époque de création de la fontaine. Le budget initial de 8 millions d'euros a fait l’objet de plusieurs rallonges pour dépasser les 15 millions.
par Jacky Barozzi 5 janvier 2026
Le Boulevard Soult (12e arr.) sous la neige. 
par Jacky Barozzi 2 janvier 2026
Fin du week-end du Nouvel An A peine installée dans le train de retour à Paris, Vita, après une longue promenade, sous la pluie puis le soleil, sur les planches de Dauville, à l’air légèrement épuisée. Heureusement que ses deux humains, Chedly et Jacky, en reviennent, eux, regonflés d’iode et d'air marin, tout pleins d'une tonicité retrouvée... Bonne nouvelle année à tous ! 
par Jacky Barozzi 1 janvier 2026
Depuis les planches de Trouville-sur-Mer, Chedly, Jacky et Vita vous souhaitent une Excellente année 2026 !
par Jacky Barozzi 25 décembre 2025
28e édition du circuit des crèches de Lucéram Depuis 1998, le village de Lucéram se transforme chaque fin d’année en un vaste musée en plein air de la crèche. Jusqu’au dimanche 4 janvier, dans le cadre remarquable de ses ruelles tortueuses et de ses placettes, plus de 450 crèches originales et un musée de la crèche sur la place du village, oeuvres des artistes et des habitants, font la joie des visiteurs, petits et grands. C’est ouvert tous les jours et c’est gratuit. A ne pas manquer l’évènement final qui clôt cette manifestation le dimanche 4 Janvier 2026 : « L'Arrivée des Rois Mages » Départ de la Mairie à partir de 14h, avec une distribution de la galette des Rois géante et de pièces d’Or en chocolat aux enfants. Une galette géante de15m de long, confectionnée et offerte aux visiteurs par le boulanger de Lucéram. https://www.lelezarddeparis.fr/le-cote-du-comte 
par Jacky Barozzi 22 décembre 2025
Salon de l'Hôtel-de-Ville, 2002. De gauche à droite : Mourad, Chedly et Jacky.
par Jacky Barozzi 23 novembre 2025
Mon immeuble s'est réveillé sous la neige. 18, bd Soult - 12e arr., 5 h du matin.
par Jacky Barozzi 20 novembre 2025
Bonjour tristesse à l’Hôtel de Ville ! A l’occasion du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015, un jardin en hommage à la mémoire des victimes vient d’être inauguré sur la place Saint-Gervais (4e arr.), au proche voisinage de l’Hôtel de Ville. Là, où s’élève devant la haute façade de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, un orme centenaire, présent et sans cesse renouvelé depuis le Moyen Âge, marquant symboliquement l’emplacement où la justice était jadis rendue. Ce nouveau jardin de 3 500 m2, plus minéral que végétal, s’organise autour de six grands blocs de granit bleu, symbolisant chacun les lieux des attentats : le Stade de France, Le Carillon / Le Petit Cambodge, La Bonne Bière / Le Casa Nostra, La Belle Équipe, Le Comptoir Voltaire et le Bataclan. Sur chaque bloc, sont gravées les noms des 132 victimes. Sans remettre en cause l’idée de trouver un site unique afin de rendre un hommage collectif à ces victimes, dont le nom figure déjà sur des plaques apposées devant chacun des lieux où les attentats se sont déroulés, on peut s’interroger sur l’opportunité de sanctuariser ainsi un espace géographique au coeur même de la capitale. Un enclos spécifique au cimetière du Père-Lachaise n’aurait-il pas mieux convenu ? Et pourquoi les seules victimes de cet attentat en particulier et non pas les nombreuses autres victimes d’attentats, des guerres civiles ou des divers combats de libération, qui ont ensanglanté l’histoire de la capitale ? A ce train-là, Paris tout entier ne serait plus qu’un vaste cimetière sous la lune !