
Peloton de l'armée d'occupation italienne en France passée en revue par des officiers italiens : un général, un préfet maritime et un amiral en 1942.
Cannes sous l’occupation
L’occupation italienne : 11 novembre 1942 - 9 septembre 1943
Le 11 novembre 1942 les forces de l’Axe, en riposte au débarquement en Afrique du Nord, envahissent la zone libre.
Les Italiens occupent le Sud-Est des Alpes Maritimes, la Savoie et la Corse.
Dès novembre 1942, il est interdit de circuler sur les plages de Cannes de 20 heures à 6 heures du matin. Les photographies du bord de mer sont interdites, de même que les embarcations au-delà de 300 mètres du rivage.
En février 1943, l’occupant aménage des points d’appui fortifiés sur l’île Sainte-Marguerite, à la Bocca et Saint Cassien, disposant mortiers et mitrailleuses. Des batteries d’artillerie s’installent sur l’île Sainte-Marguerite, à la Maure et à la Croix-des-Gardes, des arbres sont abattus. Un couvre-feu est instauré le 22 avril.
La capitulation aura lieu avec le débarquement en Sicile des Alliés le 10 juillet 1943, la chute de Mussolini le 25 juillet 1943, et le 8 septembre 1943, l’annonce de l’armistice. Cela entraîne le repli des forces militaires, dans un désordre complet et l’arrivée des Allemands sur la Côte d'Azur.
L’occupation allemande : 9 septembre 1943 - 24 août 1944
Dès son arrivée, l’occupant allemand aménage 3 blockhaus sur Saint-Honorat, 4 sur Sainte-Marguerite, 10 sur la Croisette dont 3 au Palm Beach, 5 autour du port, 3 sur le boulevard du Midi et 2 à la Bocca, édifiant murs de béton, pieux minés et barbelés ; 3229 mines sur le front de mer et la Croix-des-gardes.
En janvier 1944, la circulation est interdite sur la Croisette et le boulevard du Midi.
A Cannes, la Gestapo, police secrète d’Etat, qui a pour mission de réprimer les crimes contre la sécurité publique, s’installe à l’hôtel Montfleury puis à la villa Montfleury.

Le mur de la Méditerranée, tel qu'il était à Cannes en 1944.

Les Allemands fortifient la Croisette.

Défense allemande sur la Croisette, 1944.

Batterie allemande, 1944.
(Sources : archives municipales de Cannes)







